Un jour / Une scène: « Rencontre du troisième type » de Steven Spielberg – 1978
Le premier film de Spielberg sur les extra-terrestres. Il faut le dire, le futur et l’espace ont toujours été une fascination pour notre réalisateur, jusqu’à mettre en scène plusieurs films sur ces deux sujets : Rencontre du troisième type, E.T., Minority Report, Intelligence Artificielle, La Guerre des Mondes et plus récemment le dernier Indiana Jones.
Cependant chacun de ses films a une approche totalement différente les unes des autres. Pour celui qui nous concerne aujourd’hui, il fait bien entendu echo à la représentation de l’Alien Roosevelt qui semble rester encore aujourd’hui un grand secret et caché dans la fameuse zone 51 située au fin fond du désert californien (qui sera d’ailleurs parodié dans le dernier Indiana Jones).
Bref, la scène d’aujourd’hui se situe vers la fin du film lorsque les êtres humains arrivent à dialoguer avec ces êtres inconnus. Ce qu’il y a de formidable dans cette scène, c’est la présence du son, de ces quelques notes qui restent, une fois entendues, dans les mémoires de cinéphiles.
Plus que des notes, il s’agit d’un air : il pourrait d’ailleurs faire penser à de la musique du courant minimalisme qui venait de faire son apparition à cette époque ou encore tiré d’un album de Gershwin ou même de Berstein.
Je pense surtout y voir aussi un hommage au fil précédent de Spielberg avec la fameuse musique des dents de la mer. Même si c’est certainement faux, je fais aussi le lien avec 2001, l’odyssée de l’espace avec tous ces hommes qui regardent ce vaisseau, obnubilés par un tel phénomène.
Et c’est justement là où Spieblerg est très fort : encore une fois des plans en contre-plongée, un état des lieux du décor et un jeux d’ombres extra-ordinaire (c’est le cas de le dire !). Il utilise la position des hommes stupéfiés par un tel événement de tous les côtés : de face, de profil, en longueur, en largeur, en hauteur…
Tout ça afin que l’on puisse voir l’imposant vaisseau et rendre ce moment encore plus non pas magique mais… inimaginable.
Et ce qu’il y a de plus inimaginable est ici la présence de notre cher François Truffaut. Par sa présence, Spielberg, encore tout jeune, nous montre à quel point il est un vrai passionné de Septième Art et qu’il a une culture cinématographique imposante.
Je vous laisse maintenant regarder cette scène et n’hésitez pas à laisser vos commentaires si vous avez d’autres types d’interprétations.
Bonne projo !
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