Air “Madamina, il catalogo è questo”, Don Giovanni - Mozart

Par Edouard • 22 jan, 2009 • Catégorie: Airs d'opéra, Articles récents

On en vient enfin à mon Opéra préféré ! Et le premier que j’ai découvert et qui m’a fait aimer l’ Opéra. 

L’air de Leporello est un classique de chez classique.

Ce dernier est en fait le serviteur de Don Giovanni, un séducteur qui charme toutes les femmes jusqu’à les jeter après avoir abusé d’elles. Voulant gravir les échelons sociaux et ne plus avoir à suivre partout son maître et être pris pour un moins que rien, Leporello imite tant bien que mal son modèle et semble être prêt à tout pour lui faire plaisir.

Dans cette fameuse scène, ce dernier montre à Donna Elvira une ancienne conquête de Don Giovanni souhaitant se venger de lui, un catalogue qu’il a spécialement écrit et où sont notées toutes les conquêtes de son maître : qu’elles soient jeunes, vieilles, belles, moches, brunes ou blondes et provenant de l’Espagne à la France, en passant par La Turquie et jusqu’en Allemagne.  

L’air est scindé en deux parties que j’ai toujours bien dissociées. Il faut d’abord savoir que cet Opéra est considéré comme un Opéra Buffa, c’est-à- dire un Opéra bouffe donc comique. Et c’est là toute la particularité de cette oeuvre, c’est en fait d’être à la fois dans l’Opéra Seria  (dramatique) et dans le comique grâce par exemple à la présence de Leporello.

Cet air en est un exemple parfait, explication :

Alors que dans la première partie, Leporello est fier de montrer son catalogue et de se moquer de Donna Elvira d’un ton comique, la deuxième est toute différente car son objectif est maintenant de la blesser profondément jusqu’à lui toucher le coeur afin de le briser. La dernière phrase en est la preuve même lorsqu’il dit et répète : “voi sapete quel che fa” ou en français : “vous qui savez qu’est-ce qu’il fait”. Et l’on se doute bien de ce qu’il fait avec toutes ses conquêtes féminines !

La scène d’aujourd’hui provient d’un enregistrement réalisé au MET à New York et dirigé par James Levine, l’un des plus grands chefs d’orchestre d’aujourd’hui, aimant particulièrement Mozart. On verra donc dans cette production, un Leporello plutôt joueur et ayant un côté assez sadique, heureux en fin de compte de faire du mal à une pauvre âme blessée. Ce n’est pas la meilleure mise en scène pour moi. Je considère que l’espace n’est pas assez mis à profit et que le jeu des acteurs est trop classique. De même, Leporello n’insiste pas assez sur les mots dans la deuxième partie pouvant rendre ainsi ce moment encore plus difficile si l’on se met à la place de la victime.

Je vous laisse maintenant (re)découvrir cet air magnifique et ayant la troisième place dans le palmarès de Radio Classique. 

Bon air !

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Une Réponse »

  1. As-tu joué avec Eric Heumann ce we§

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