« Rachel se marie » de Jonathan Demme – 2009

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Poster le : 25-04-2009 | Par : Edouard | Dans : Nouveaux Films

Il y a des moments au Cinéma où quand on rentre dans la salle et que le film commence, on réussit à deviner à quoi il va ressembler au bout d’à peine 5 minutes. Parfois pire, on reste assis en se disant qu’il va forcément se passer quelque chose lors de la prochaine scène et qu’en fait… rien.

Rachel se marie fait partie de ces durs moments, source de tensions et de gesticulations intenses. Qu’est-ce qui a pris à Jonathan Demme de réaliser un film aussi long, ennuyant et énervant ? On peut d’abord penser qu’il a voulu tenter de faire une expérience en ayant recours au fameux Dogme Danois. Mais même ici, ce n’est pas réussi puisqu’il fait défaut à une règle majeure : le réalisateur ne doit pas être crédité à l’écran.

Mais ce n’est pas cela qui est le plus gênant. Outre ces caméras mal cadrées, provoquant la nausée et un mal au crâne effroyable, l’histoire que l’on nous propose est d’une lenteur incroyable due à des scènes sans intérêt et interminables. On pense par exemple à cette séquence de dîner où chacun a son mot à dire sur les mariés ou encore à celle du banquet où les invités dansent sur on ne sait combien de musiques différentes.

Souhaitant certainement montrer un contraste entre deux vies différentes, Demme se perd rapidement dans les détails les plus insignifiants et nous impose un scénario sans rebondissement, plat et déjà revu au cinéma des centaines de fois. On est d’autant plus impressionné quand on voit que cette histoire est signée par la fille du grandissime réalisateur Sidney Lumet.

L’interprétation peut quant à elle peut-être sauver ce long-métrage. Anne Hataway s’impose comme la nouvelle coqueluche du cinéma Américain et joue un rôle à contre-courant de celui qu’elle interprétait dans Le Diable s’habille en Prada (passage obligé dans ce métier si difficile et si concurrentiel). Elle réussit à nous faire prendre pitié pour son personnage dès le début et l’on compatit souvent à ses douleurs et à ses blessures. Le reste des membres de la famille nous emballe moins face à elle, à commencer par le rôle de la mère, pas assez exploité, face à celui de son père qui en fait beaucoup trop par moment.

On attendait donc une meilleure surprise venant de Jonathan Demme. On ressort de son dernier film déçu, mais cependant agréablement surpris par l’interprétation de son actrice principale.

 

Pour les plus intéressés, voici une interview bien intéressante faite lors du festival de Toronto du réalisateur, de la scénariste et de l’acteur jouant le père de la marié. Bonne projo !

 


 



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