« Valhalla Rising » – Nicolas Winding Refn – Critique
2
Il faut oser réaliser un tel film aujourd’hui. Avec Valhalla Rising, Nicolas Winding Refn réalise une œuvre prophétique qui fera date dans l’histoire du cinéma. Un chef d’œuvre à rajouter malheureusement à la liste des films ignorés lors de leur sortie en salle.
Valhalla Rising ne manquera pas de bousculer les spectateurs et d’avoir ses détracteurs. Nous avons décidé de le supporter et d’en faire son éloge. Film sensoriel, il faut être préparé avant d’assister à une telle expérience. Dans tous les cas, aucun doute, il y aura un avant et un après Valhalla Rising.
De nombreuses références
On ne manquera pas en premier lieu de relever le nombre de références auxquelles le film fait allusion : de Werner Herzog (Aguire, Fitzcarralo) à John Boorman (Excalibur) en passant par Terrence Malick (La ligne rouge, Le nouveau monde) et bien sûr Stanley Kubrick (2001), le film réussit à basculer les conventions et à emporter son audience dans un univers proche de l’ «heroic fantasy» et ainsi trouver son propre style. Pourtant l’exercice n’était pas simple et le réalisateur semble le confirmer lorsqu’il affirme que le tournage du film fut des plus éprouvant et difficile.
De la magie du son et des images
Envoûtant, mystique, visionnaire, inspiré, fanatique, halluciné… Le nombre de mots pouvant caractériser Valhalla Rising est sans fin. Diviser en plusieurs chapitres, le spectateur avance pas à pas vers un monde qu’il ne connaît pas mais qui lui semble pourtant familier. Est-ce la présence de cet enfant pur et innocent qui l’interpelle ? Ou bien ces combats violents aussi sanglants que marquants ? Peu importe. Nicolas Winding Refn nous emmène dans un monde où les couleurs chaudes et froides se côtoient (le chapitre : Men of Gods est sublime) et n’hésite pas à nous emmener dans un trip hallucinogène aussi barré que ses personnages (le chapitre Hell). Outre le travail impressionnant entrepris sur les lumières, le montage sonore complète ce que les images ne pouvaient exprimer : une ambiance macabre et énigmatique faisant écho à la présence funeste du guerrier One-Eye.
Making-of sur la conception du film
Païen misanthrope
Il y a plusieurs façons de voir ce film comme il y a plusieurs façons de le décrypter. Pamphlet anti-religieux avec une touche de misanthropie, la morale du film repose dans les yeux de ce petit garçon aux cheveux blonds. One-Eye est sans nul doute un prophète descendu du ciel pour conduire les hommes âgés vers la détresse et l’abandon. Dans ce monde où la recherche de l’Eldorado semble la seule ambition de tous, seule l’innocence d’un enfant peut être sauvée afin qu’il puisse délivrer un message aux générations futures. La parole n’a ici aucun pouvoir et comme le dit si justement le proverbe : « le silence est d’or ».
Valhalla Rising fait donc parti de ces films à revoir plusieurs fois en salle pour en saisir le vrai sens et vivre à chaque vision une nouvelle expérience. Tout comme l’affirme Philippe Rouyer dans Positif: « Quiconque prétend aimer le cinéma se doit de s’y confronter ». Nous ne pouvons que lui donner raison et porter ce message à tous cinéphiles.
Articles associés
Pas d'article associé.




Meuh non, i fera pas date dans l’histoire du cinéma vu que tout le monde va l’oublier sauf quelques allumés dans ton genre !
One Eye est un barbare qui cherche à sauver sa couenne en bouffant les boyaux de ses copains et basta.
C’est sur que si on devait compter que sur l’avis des imbéciles pour juger ce film…