Site en arrêt (provisoire)

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Poster le : 28-01-2013 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Depuis sa création en 2008, ce site a connu de nombreux changements. En 2012, il est temps de mettre un stop (provisoire !) à son contenu, le temps de chercher de nouvelles missions lucratives (articles, reportages, dossiers, films, photos, communication…).

Vous pouvez néanmoins retrouver celui-ci sur divers sites internet en cliquant vers les liens suivants :

Reportages vidéos réalisés pour l’Ensemble Matheus => http://www.youtube.com/user/MatheusEnsemble/videos

Photos prises pour l’Ensemble Matheus => http://www.ensemble-matheus.fr/la-vie-de-lensemble/photos/

Articles Opéra et Cinéma pour Artistikrezo.com et Arte.tv => http://www.artistikrezo.com/ – http://www.arte.tv/fr

Merci de votre fidélité.

Pour tout contact : edbrane@gmail.com

Article – « C’est quoi être un acteur cool » pour Arte.tv

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Poster le : 28-01-2013 | Par : Edouard | dans : Articles récents

A retrouver sur Arte.tv, l’article « C’est quoi être un acteur cool » écrit pour Arte.tv à l’occasion de la diffusion de « Bullitt » avec Steve McQueen.

Essai – FLAUNT MAGAZINE

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Poster le : 14-11-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents

A retrouver sur le site internet et la revue américaine de FLAUNT MAGAZINE, l’essai « Changing is not changing & Vice-Versa » écrit en anglais.

Cet article rrevient sur la place de l’Opéra à Paris avec des interviews de Jean-Christophe Spinosi, chef d’orchestre ; Véronica Cangemi, soprano et Alexandre Duhamel, baryton.

Pour découvrir l’article => http://flaunt.com/features/124/changing-not-changing-vice-versa

Gillot/Cunningham – Ballet de l’Opéra de Paris

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Poster le : 04-11-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Opéra

Pointu. Voici ce qui rattache les ballets Sous apparence de Marie-Agnès Gillot et Un jour ou deux de Merce Cunningham. Dans le premier, les hommes sont chaussés de pointes, dans le deuxième, l’expérience est de taille. Pour le Ballet de l’Opéra de Paris, il s’agit une production d’envergure initiée par sa directrice Brigitte Lefèvre.

Article à retrouver sur Artistikrezo.com

Ce qui en découle est un jeu de miroir commun, où le contemporain se reflète dans le moderne et inversement. Normal, les apparences se brouillent ; ici par le reflet des danseurs dû à la couche de linoléum sur laquelle ils dansent, là par un rideau de tulle placé en fond de scène.

L’île aux enfants

Pas la peine de chercher d’autres points communs, ces deux ballets sont faits pour être vus, ressentis, vécus. Pour Marie-Agnès Gillot, c’est un rêve d’enfant qui se réalise enfin sur scène. La danseuse Etoile a conçu pour sa création une œuvre nostalgique, où les souvenirs d’enfance remontent à la surface. L’île aux enfants revisitée côtoie les toiles de Chirico et l’univers de Stanley Kubrick ((2001, son monolithe, son trip ligetien)) à travers les décors signés Olivier Mosset. Des références, chacun pourra en déceler, mais c’est bien le cinéma qui s’impose de force. On passe tour à tour d’un film de Vincente Minnelli (Tous en scène), de Robert Wise (West Side Story, Robbins oblige), de Liliana Cavanni (Portier de nuit, Rampling en bretelle) jusqu’à James Cameron et son Avatar (que de fluos).

Extrait du Ballet Sous apparence

Avec ces sapins de tulle, ces guêpes géantes, ces roquettes roses conçues par Walter Von Beirendonck qui côtoie la musique de Feldman, Bruckner et Ligeti, c’est le sacré qui s’oppose au profane. Laurence Equilbey a conçu une dramaturgie musicale en adéquation avec ce que l’on voit sur scène. La hauteur de Vincent Chaillet sur pointes le rend intouchable face à la pureté d’Alice Renavand, petite fille qui devient adulte. Abstrait, ce ballet l’est sans concession, sans toutefois révolutionner le genre. Le rideau de scène en forme de panneau de travaux parle de lui-même : une œuvre se construit, une chorégraphe s’égaye. Reste à savoir si ce ballet restera intemporel. Tel est étrangement le cas pour Un jour ou deux de Merce Cunningham.

Volte-face

Créé pour le Ballet de l’Opéra de Paris en 1973, l’œuvre en est seulement à sa troisième représentation suite sa reprise en 1986. Hué, conspué, lynché à son époque ; acclamé, ovationné, glorifié aujourd’hui, rien ne nous prépare à la découverte (et à la durée) d’Un jour ou deux. On adhère ou on rejette ; on ne peut surtout pas rester indifférent face à l’harmonie de ces 24 danseurs et devant l’impressionnante présence et élévation d’Hervé Moreau. Quarante ans après sa création, ce ballet méduse, hypnotise, fascine.

Extrait du ballet Un jour ou deux

Est-ce la musique minimaliste et atonale de John Cage (dont on célèbre le centenaire), parsemée de bruits parasites ? Est-ce justement ce détachement total entre le son et les mouvements conçus par Merce Cunningham ? Ou bien est-ce la mélancolie qui ressort des décors et des costumes de Jasper Johns ? C’est à chacun de le dire et de le ressentir. Avant-gardiste, ces trois artistes n’ont jamais été autant ancrés dans leur époque. Un jour ou deux ? Plutôt deux fois qu’une et ce jusqu’à l’éternité d’un jour.

Edouard Brane

Orchestre Français des Jeunes – Philip Glass – 10th symphony

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Poster le : 30-10-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Anniversaire en fanfare pour l’Orchestre Français des Jeunes qui interprète en première Parisienne la puissante 10e symphonie de Philip Glass.

Article à retrouver sur Artistikrezo.com

C’est ce qu’il s’appelle célébrer dignement son anniversaire ! En ce dimanche 28 octobre 2012, l’Orchestre Français des Jeunes a parcouru trois salles de concert parisiennes pour une folle journée par comme les autres. Après un spectacle familial au Théâtre du Châtelet le matin, un concert baroque au Théâtre des Bouffes du Nord l’après-midi, le clou du spectacle a eu lieu en fin de journée à la Salle Pleyel à l’occasion de la première parisienne de la 10e symphonie de Philip Glass*.

Depuis 30 ans, l’Orchestre Français des Jeunes permet à la nouvelle génération de musiciens de se perfectionner pour devenir les prochains concertistes de demain. Avec son orchestre symphonique et son orchestre baroque, l’OFJ bénéficie d’un partenaire exclusif avec le Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence. C’est ici que le 9 aout dernier, Philip Glass a non seulement fêté ses 75 ans, mais surtout présenté sa 10e symphonie, commande passée par l’OFJ pour ses 30 ans.

Une réussite

Et quelle symphonie ! Il faut voir en chair et en os tous ces jeunes réunis pour admirer ce ballet symphonique composé en cinq mouvements aussi puissants les uns que les autres. Ces musiciens interprètent une partition diabolique où le jugement dernier semble arriver à grands pas. Une bataille féroce se joue entre une jeunesse en rébellion et les traditions musicales qui gravitent autour d’eux.

Même dans ses mouvements lents, il se passe quelque chose de militaire, de marche vers la victoire. La symphonie atteint son apogée dans un dernier mouvement grandiose. Nos sens se retournent, notre pensée s’enivre, nous sommes en ébullitions face à cette une fanfare festive qui célèbre la joie et la jeunesse. Quant à la présence du chef d’orchestre Dennis Russell Davies au pupitre, elle ne vient que rajouter du piquant à cette œuvre majeure du compositeur américain. Rien de plus normal quand l’on connaît sa fructueuse collaboration avec Philip Glass.

La relève

Le reste de la programmation a permis d’entendre l’orchestre dans différents répertoires. Il y a d’abord eu du classicisme avec une symphonie concertante de Haydn (peut-être pas le meilleur choix pour annoncer Glass) et du romantisme avec Richard Strauss et sa Suite pour orchestre qui reprend les thèmes de son opéra Le Chevalier à la Rose. Dans les deux cas, l’Orchestre prend plaisir à interpréter ces deux compositeurs et cela s’entend, en particulier pour Strauss.

Petit bémol : terminer par La Valse de Maurice Ravel n’était pas forcement le meilleur choix face à la mélancolie qui la définie. Le compositeur français est en ce moment souvent programmé en fin de concert. Le 14 octobre dernier, c’était l’Orchestre Lamoureux qui avait terminé son concert inaugural avec son Bolero. Une soirée elle aussi sublime en tout point de vue grâce à l’impulsion de son nouveau chef Fayçal Karoui et de l’interprétation par Jérôme Pernoo du Concerto pour violoncelle de Guillaume Connesson.

Point commun avec l’œuvre de Glass : un final des plus dynamiques et qui déborde d’effervescence. Entre ces deux évènements, le classique n’a plus de souci à se faire, la relève est bel et bien assurée.

Edouard Brane

* France Musique diffusera le concert des 30 ans de l’OFJ le 13 janvier 2013 à 12h37


George Balanchine – Ballet de l’Opéra de Paris

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Poster le : 08-10-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Pour débuter sa saison 2012/2013, le Ballet de l’Opéra de Paris fait revivre l’œuvre de George Balanchine à travers trois de ses plus emblématiques chorégraphie : Sérénade, Agon et Le fils prodigue.

Article à retrouver sur Artistikrezo.com

Sérénade (1934), Agon (1957) et Le fils prodigue (1929). Voici qu’en une soirée, le Ballet de l’Opéra de Paris dévoile l’œuvre éclectique d’un génie de la danse : George Balanchine. Ce triptyque ne serait rien sans les œuvres musicales qui les accompagnent avec réciproquement Tchaïkovski, Stravinski et Prokofiev. Une soirée russe allez-vous penser ? Il n’en est rien, ou presque.

Tout commence pour Balanchine en 1929 à 25 ans lorsqu’il chorégraphie Le fils prodigue, commande de Serge Diaghilev, alors directeur des Balais Russes et qui mourra peu de temps après sa création.  Balanchine arrive à un moment crucial de l’Histoire de la Danse dont il s’inspirera tout au long de sa carrière. A Garnier ce soir, c’est le premier danseur Emmanuel Thibault et l’Etoile Agnès Letestu qui incarnent le fils et la courtisane, remplaçant au pied levé Jérémie Bélingard et Marie-Agnès Gillot. Au lieu de contempler la sauvagerie d’un fils rebelle et l’arrogance d’une femme fatale, le public doit faire face à l’innocence d’un jeune esseulé et la prestance d’une noble femme. Programmé après l’entracte, ce ballet n’échappe pas à la règle du classicisme et de la narration sans dépasser l’émotion du premier ballet présenté ce soir là, Sérénade.

Vers Le Nouveau Monde

1933 : Balanchine vient d’émigrer aux États-Unis. C’est à New York qu’il créé la School of American Ballet. L’une de ses premières créations est donc Sérénade, poème offert à toutes ballerines. Sur scène, dix-sept danseuses arpentent la scène avec grâce et délicatesse quand soudain, l’une tombe à terre. Elle, c’est ce soir Eleonora Abbagnato qui sera envoutée par l’Etoile Hervé Moreau qui viendra la secourir. Cette chute volontaire marque pour Balanchine le symbole d’un tournant. S’il use d’une chorégraphie classique, la modernité se fait déjà sentir à travers une utilisation de l’espace novatrice parsemée de nouvelles formes artistiques. Aujourd’hui encore, le ballet envoute, en partie grâce à son final qui est une ode à la femme moderne.

Trente ans passent. En 1957, Balanchine et Stravinski ont déjà collaboré de nombreuses fois avant de créer Ago, ballet aux formes géométriques, sorte de « combat dansé ». Le compositeur déstructure la musique tandis que le chorégraphe s’aligne sur l’asymétrie orchestrée.  Les pas de trois et les pas de deux font étrangement écho aux comédies musicales naissantes de la même époque. Ce soir, c’est la fraichement nommée Etoile Ludmila Pagliero que l’on remarque au côté de l’autre Etoile Karl Paquette lors d’un pas de deux final abstrait et sensoriel.

Entre Paris et New York, George Balanchine n’a pas arrêté de se rendre dans les deux villes si chères à son cœur, à l’image du chef d’orchestre Fayçal Karoui. Pour cette production, ce dernier dirige l’Orchestre de l’Opéra National de Paris avec confiance, passion et autorité. Une attitude spontanée quand on sait qu’il fut entre 2006 et 2012 le directeur musical du New York City Ballet, fondé en 1948 par George Balanchine lui-même.

Edouard Brane

Article « La figure indienne vue par Hollywood » écrit pour Arte.tv

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Poster le : 04-10-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents

A l’occasion du cycle Arte consacré à « L’été indien », voici l’article écrit à propos de « La figure indienne vue par Hollywood ».

Festival de Cannes 2012 – Mi-parcours

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Poster le : 23-05-2012 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Interviews et dossiers, Nouveaux Films

Une semaine après le début du 65ème Festival de Cannes, une tendance cinématographique se dégage déjà des films en compétition. Le thème de l’amour face à la mort s’est ainsi imposé sur la croisette qui vit entre le soleil et la pluie battante. Revue de détail.

Article à retrouver sur Artistikrezo.com

L’amour fait des ravages, pour l’amour de Dieu, l’amour est aveugle, l’amour toujours, l’amour brisé… Il en existe des expressions où l’amour est le centre des préoccupations. A Cannes, il est omniprésent dans les salles de cinéma. Dès l’ouverture des festivités, Moonrise Kingdom de Wes Anderson donnait le la avec une histoire d’amour platonique entre un jeune scout et une jeune intellectuelle.

Six jours plus tard, Michael Haneke revenait sur la croisette avec Amour en compagnie de Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva. Vivre d’amour et mourir d’amour, voici ce que résume ces deux films dans un genre bien différent. Entre temps, un autre autrichien, Ulrich Seidl, en aura bousculé plus d’un avec son Paradis : amour en compagnie de femmes matures teutonnes en recherche d’amour (et de sexe) au Kenya.

Deux maîtres : Haneke & Zeitlin

Pour l’instant, deux films ont véritablement transcendé la croisette créant la surprise et la stupeur. Il y a donc d’un côté Amour, le dernier film de Michael Haneke qui l’emporte en tout point de vue. Avec le style qu’on lui connaît et l’humanité en plus, le réalisateur nous peint les derniers jours de la vie d’un couple avec un style artistique envoutant et magnifiquement mélancolique. Transcendant, ce voyage unique et initiatique bouleverse et nous renvoie à notre simple condition humaine sans tomber dans le pathos, le tout grâce à un jeu d’acteurs stupéfiant comme on n’en voit plus au cinéma.

A ses côtés, Les bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin impressionne. Ce premier film est une œuvre à part, objet autant improbable que non identifiable. Déjà grand vainqueur du dernier Festival de Sundance, son réalisateur se voit directement sélectionné à Un Certain Regard au lieu de la compétition officielle où l’on aurait préféré qu’il figure. Il y a du Terrence Malick dans cette œuvre contée par une petite fille afro-américaine devant faire face avec son père malade à une tempête dévastatrice en Louisiane. Surement le meilleur film de l’année, voir des cinq dernières années au côté du Tree of life de Terrence Malick.

Deux histoires d’amour… au « masculin »

Attendu comme le loup blanc, le dernier film de Xavier Dolan Laurence Anyways présenté à Un Certain Regard est l’histoire d’un amour impossible. Celui d’un homme devenant femme et d’une certaine manière d’une femme devenant homme, chacun évoluant à leur manière. Xavier ne faillit pas à son style dolanesque mais l’agrémente d’une tonalité mature et sérieuse qui permet de voir un face-à-face cassavétien entre les acteurs Melvil Poupaud et Suzanne Clément qui explosent à l’écran.

A la Semaine de la critique, c’est Hors les murs de David Lambert qui lui aussi raconte une histoire d’amour impossible, mais cette fois-ci entre deux musiciens à la sexualité ambiguë. Le film n’apporte rien au genre (déjà mainte fois adapté à l’écran), mais bénéficie d’une interprétation juste entre le couple masculin Guillaume Gouix/Matila Malliarakis.

Face-à-face

La dualité pourrait être un autre thème lié à ce 65ème Festival de Cannes. Outre les films déjà cités, on pourrait rajouter à la liste le documentaire Polanski : a film memoir (Hors compétition) où le réalisateur franco-polonais se confit à son meilleur ami et producteur Andrew Braunsberg ; l’occasion pour le cinéaste de se confronter une bonne fois pour toutes avec ses démons. Plaidoyer (et défense) en sa propre faveur, ce documentaire signé Laurent Bouzereau est un témoignage rare et une belle proposition du cinéaste.

Entre la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la Critique, deux films se font face, chacun réalisé par des diplômés de l’école de cinéma La Femis. C’est d’ailleurs ce que l’on pourrait leur reprocher tant leur style fémissien se rapproche et se font échos. Alyah d’Elie Wajeman et Augustine d’Alice Wincour souffrent de cette étiquette dont le cinéma français devrait depuis longtemps se défaire. Il faudrait davantage d’ambition, des scénarios mieux préparés en amont et surtout une meilleure prise son pour que ces films puissent être pris au sérieux. Las, seuls l’interprétation de Pio Marmai dans le premier et Soko dans le second viennent sauver ces premiers films du naufrage.

Film choral

Entre Alain Resnais (Vous n’avez encore rien vu) et Wes Anderson (Moonrise Kingdom), la compétition officielle fait honneur au film choral. La Quinzaine des réalisateurs aussi avec The we and the I de Michel Gondry et Adieu Berthe, l’enterrement de mémé de Bruno Podalydes. Deux comédies ambitieuses qui ont toutes leur place dans une compétition comme Cannes. Si Gondry prend trop de temps à raconter les déboires d’une bande de collégiens américains traversant Brooklyn à bord d’un bus (il s’agit d’un huit clos aéré), Podalydes à l’inverse use d’un humour noir à la sauce anglaise délicieuse où ses acolytes habituelles (Arditi, Vuillermoz, Candelier…) se régalent autant que dans Versailles-Chantiers. En est-il justement de même avec le nouveau Resnais qui reprend certains d’acteurs ? Nous ne saurions le dire puisque notre séjour à Cannes a dû prendre fin la veille de sa présentation.

Et les soirées dans tout ça ?

On les aurait presque oubliés et pourtant ! A chaque film sa soirée, à chaque soirée, sa débauche de stars… et d’alcooliques. Sobre, nous sommes restés, ivre de films nous sommes partis. Ce qui ne nous a pas empêchés de discuter avec de multiples artistes parmi lesquelles Céline Sciamma, Adèle Haenel, Alexandre Desplat (qui a offert une leçon de musique des plus didactiques en rendant hommage à ses compositeurs fétiches), Pio Marmai, Xavier Dolan, Michel Gondry, Michel Franco, Bruno Podalydes et bien d’autres encore. Au sujet des discussions : le cinéma bien sûr, mais pas seulement. Sauf que nous n’en dirons rien : secret professionnel oblige.

Texte & Photos: Edouard Brane
Twitter: Cinedouard

Jeu Concours – « Shame » – Steve McQueen

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Poster le : 22-11-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Le 7 décembre prochain, le dernier film de Steve McQueen, Shame, sortira dans les salles de cinéma.

A cette occasion, Cinedouard.com vous propose de jouer jusqu’au 5 décembre afin de gagner 5 places pour une personne valables dans tous les cinémas de France ainsi que 3 affiches du film 40×60 et 1 CD de la bande-originale du film.

Pour jouer (et surtout gagner), rien de plus simple: soyez les premiers à répondre à ce message ci-dessous en n’oubliant pas de laisser votre  email et préciser le lot que vous souhaitez (un lot par personne). Nous vous contacterons dès publication de votre message.

Bonne chance à tous !

SHAME de Steve McQueen avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale – Sortie le 7 décembre 2011

Le film aborde de manière très frontale la question d’une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s’installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie…