Jeu Concours – « Shame » – Steve McQueen

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Poster le : 22-11-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Le 7 décembre prochain, le dernier film de Steve McQueen, Shame, sortira dans les salles de cinéma.

A cette occasion, Cinedouard.com vous propose de jouer jusqu’au 5 décembre afin de gagner 5 places pour une personne valables dans tous les cinémas de France ainsi que 3 affiches du film 40×60 et 1 CD de la bande-originale du film.

Pour jouer (et surtout gagner), rien de plus simple: soyez les premiers à répondre à ce message ci-dessous en n’oubliant pas de laisser votre  email et préciser le lot que vous souhaitez (un lot par personne). Nous vous contacterons dès publication de votre message.

Bonne chance à tous !

SHAME de Steve McQueen avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale – Sortie le 7 décembre 2011

Le film aborde de manière très frontale la question d’une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s’installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie…

Exposition « Sociétés Secrètes » – CAPC de Bordeaux

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Poster le : 18-11-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Interviews et dossiers

Vous qui avez toujours tout voulu savoir sur les organisations obscures et autres confréries (et pour ceux qui y appartiennent), rendez-vous au Musée d’art contemporain de Bordeaux pour l’exposition « Sociétés secrètes » qui s’y tient jusqu’au 26 février 2011. Visite guidée.

De 1993 à 2002, une série télévisée américaine a révolutionné le monde de la télévision par son concept mystérieux. X-Files flirtait alors avec le genre de la science-fiction et des sociétés secrètes. En 2011, son slogan « La vérité est ailleurs », devenu emblématique, reste toujours autant d’actualité.  Il se peut pourtant que vous puissiez la trouver au musée d’art contemporain de Bordeaux où se tient l’exposition Sociétés Secrètes conçue par les commissaires Cristina Ricupero et Alexis Vaillant.

Signes et symboles

Il faut en préambule dire que cette manifestation tombe à point nommée. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la crise avance à grands pas et nos politiques font tout pour en faire reculer l’échéance. Qu’on le veuille ou non, et sans se voiler la face, elle se présente bel et bien devant nous, les bras grands ouverts. L’arrivée d’un tel événement n’est jamais bon pour les sociétés secrètes où les masques tombent un à un, faisant désordre sur son passage. Dernier exemple en date, la société Goldman Sachs qui, après avoir placé ses pionts à travers le monde sur l’échiquier politique et financier, se voit perdre de sa puissance. Ces organisations, du type des omniprésentes Franc-Maçonnerie et Scientologie, gravitent tout autour de nous sans même que nous nous en apercevions. Les signes et symboles représentatifs de ces sociétés nous frôlent pourtant quotidiennement. Après avoir parcouru cette exposition présentée sur deux étages, nous parions que vous ne regarderez plus certains objets de la même façon. Triangle, damier, échiquier, colonne, bougie, lune, marteau, compas, équerre, bougie : voici autant de repères pouvant porter à confusion et rendre les plus illuminés d’entre nous paranoïaques.

Initiation, maîtres occultes, conspiration

À ce titre, l’Art joue un rôle bien particulier. Le risque de présenter en effet une exposition artistique sur un tel thème n’est pas sans conséquence.  Les commissaires ont pourtant réussi à la mener à bien et sans heurts, preuve d’une nouvelle ouverture d’esprit et d’un désir de révéler ces secrets si longtemps cachés. Le slogan de l’exposition résume d’ailleurs cette approche par ces mots : savoir, oser, vouloir, garder le silence. Plus concrètement, qu’est-on amené à découvrir en parcourant les étages de l’entrepôt Lainé situé à Bordeaux, ville si justement emblématique des sociétés secrètes ? Tout commence par le rez-de-chaussée où une grande porte noire pyramidale s’ouvre à vous. Une fois pénétré, le rite initiatique (et artistique) peut commencer. Divisée en cinq sections différentes (initiation, maîtres occultes, conspiration, savoirs occultes, états altérés de la conscience), cette visite débute comme un lancer de dé après avoir parcouru les premières pages d’un ouvrage tel que le livre dont vous êtes le héros. Le public n’est pas seulement invité à regarder une œuvre, mais à en déchiffrer son sens et le secret qu’elle cache en elle. Le tableau de Edward Kay, Family Secret (2011), pourrait ainsi en être le meilleur exemple.

En parlant de rite clandestin et au détour d’une salle au rez-de-chaussée, vous aurez la surprise de tomber sur le film Body Double 22 (2010) de Brice Dellsperger, une parodie transsexuelle du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Cette œuvre pouvant paraître abrupte, rappelle à quel point le cinéma est friand de ce thème comme le rappellent les films Complot de Richard Donner ou encore Les trois jours du Condor de Sydney Pollack. A noter aussi au même étages les œuvres de Goshka Macuga (The somnanbulist, 2006) et Eva Grubinger (The trial of Henry Kissinger, 2009).

Savoirs occultes, états altérés de la conscience

Après une partie sous les arches sombres et voûtées du musée, la suite de l’exposition prend une autre tournure dans un espace davantage éclairé et blanchâtre. À cet étage, d’autres films captiveront notre attention. Parmi eux, il y a celui de Kenneth Anger datant de 1969 intitulé Invocation of my demon Brother avec un Micke Jagger aussi hallucinant que dans le film Performance (1970) de Nicolas Roeg et Donald Cammell. Mais les œuvres les plus emblématiques de l’exposition (outre le nombre impressionnant de triangles que l’on rencontre) sont celles de Suzanne Treister. L’artiste anglaise a dessiné plusieurs tableaux à même de résumer au mieux l’histoire de ces sociétés secrètes et de leurs relations mutuelles. Qui plus est, elles sont complétées par un audioguide narrant une histoire de ces cercles exclusifs écrite par Gary Lachman, ancien batteur du groupe Blondy et grand adepte des traditions ésotériques occidentales.

Une fois arrivé au bout de cette imposante initiation, vous serez surpris par une œuvre des plus intrigantes : Dong (2006) de Julian Göthe. Dans un obscur et ténébreux espace s’échappe autour d’un miroir noir une lumière blanche quasi aveuglante. Cette œuvre pourrait résumer à elle-même l’objectif de cette exposition : découvrir le visible dans l’invisible. Si Sociétés secrètes nous délivre vaillamment quelques passe-partout pour mieux identifier ces organismes clandestins, on regrette simplement qu’elle ne délivre pas plus d’informations sur les œuvres présentes. Mais peut-être qu’il s’agirait alors d’élucider trop facilement des mystères qui vaillent mieux être gardés. Après tout, toute vérité n’est pas bonne à dire n’est-ce pas ?

A découvrir aussi sur Bordeaux :

Si vous êtes de Bordeaux ou de passage dans la ville, nous vous conseillons de visiter deux autres sites artistiques. Le premier est l’Institut Culturel Bernard Magrez. A l’image d’un François Pinault, ce nouveau mécène spécialisé dans la viticulture vient d’ouvrir sa première exposition d’Art contemporain intitulé L’Etoffe du temps. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une traversée temporelle dans l’art où vous aurez la chance de découvrir des œuvres de Picasso, Klein, Kentridge ou encore Giacometti et une vidéo de Mircea Cantor.

De son côté, le FRAC Aquitaine propose l’exposition Au loin, une île, une douce escale vers l’Angleterre. Consacrée à la scène artistique britannique actuelle, cette manifestation permettra de découvrir des œuvres à la fois moderne et contemporaine à l’image du Sea, Painting, Dunwish, Summer (2011) de Jessica Warboys créée pour l’événement. The Short and the Long of It 6.0 (2010-2011) de Uriel Orlow est quant à lui un dispositif fragmentaire ayant pour sujet l’immobilisation en 1967 de 14 cargos de nationalités différentes dans le canal de Suez.

E.B.

« La Source » – Ballet de l’Opéra de Paris – Jean-Guillaume Bart

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Poster le : 02-11-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Opéra

Avec la (re)création du Ballet « La Source », l’Opéra de Paris nous plonge dans un romantisme éblouissant grâce aux costumes conçus par Christian Dior et au danseur Etoile Mathias Heymann.

1866. L’Opéra Garnier n’existe pas encore et c’est vers la salle de son prédécesseur rue le Peletier qu’il faut se rendre pour découvrir La Source, nouveau ballet de l’Opéra de Paris. Chorégraphiée par Arthur Saint-Léon sur la musique de Léo Delibes et Ludwig Minkus, l’œuvre fut interprétée 69 fois avant de disparaître suite à l’incendie qui ravagea la salle en 1873. Résultat : presque toute trace du ballet fut réduite en cendre. La fin d’un mythe ? Pas si sûr. Lorsque l’ancien danseur étoile Jean-Guillaume Bart entend pour la première fois la partition en 1990, il ne se doute pas que vingt ans plus tard, cette œuvre sera de nouveau en haut de l’affiche de l’Opéra Garnier avec son nom gravé en grand.

Cette nouvelle Source est non seulement un beau pari, mais surtout un rêve devenu réalité pour un chorégraphe épris du ballet classique et de romantisme, avant tout guidé par la musique. Sa réussite tient à une équipe qu’a su intelligemment rassembler Brigitte Lefèvre, directrice de la Danse de l’Opéra de Paris, avec au premier rang le couturier Christian Dior. Bénéficiant du soutien de Swarovski, ses costumes semblent eux aussi sortis d’un long sommeil entre tulle de soie, tweed et saris scintillants. Il suffit ainsi de voir s’élancer ces vingt Nymphes et leurs ports de bras pour s’en rendre compte.

Mathias Heymann, elfe prodige

Elles ne sont cependant pas les seules à briller sur scène. Autour d’elles, le danseur Etoile Mathias Heymann n’en finit pas d’impressionner et de récolter les applaudissements les plus élogieux. Son elfe Zaël, copie du lutin Puck dans le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, est si marquant, enjoué et présent que le ballet pourrait porter le nom de son personnage. On aura en effet beau chercher : de « source », il n’y en a malheureusement aucune trace dans la scénographie d’Eric Ruf. Au lieu de cela trônent une forêt de guindes et un « palais » de velours faisant directement écho au rideau de scène en toile peinte de la scène de l’Opéra Garnier. D’après son collège dramaturge Clément Hervieu-Léger : « le décor n’est plus la reconstitution d’un lieu, mais l’expression d’un paysage mental ». Admettons : quitte à toutefois penser qu’un peu plus d’herbe, d’eau, de fleurs et de monuments auraient été les bienvenus.

L’imagination quant à elle émanera surtout de la musique enlevée et brillante de Delibes face à celle mélancolique de Minkus. L’ensemble de ces talents réunis permet en tout cas de placer La Source comme une création unique du Ballet de l’Opéra de Paris. Grâce à sa captation audiovisuelle le 4 novembre, on sera rassuré de savoir qu’il restera une trace entière et nécessaire de ce ballet qui inspira même Edgar Degas pour son tableau Portrait de Mlle Eugènie Fiocre dans le ballet « La Source ».

E.B.

Jeu concours – Gagnez des places pour « Love and Bruises » de Lou Ye

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Poster le : 19-10-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Le 2 novembre prochain, le dernier film de Lou Ye Love and Bruises sortira dans les salles de cinéma.

A cette occasion, Cinedouard.com et Wild Bunch vous propose de gagner 4 places pour deux personnes valables dans tous les cinémas de France.

Pour jouer (et surtout gagner), rien de plus simple: soyez les premiers à répondre à ce message ci-dessous en n’oubliant pas de laisser votre  email. Nous vous contacterons dès publication de votre message.

Bonne chance à tous !

LOVE AND BRUISES de Lou Ye avec Tahar Rahim, Corinne Yam, Jalil Lespert et Vincent Rottiers – Sortie le 2 novembre 2011

Hua, étudiante chinoise, habite à Paris depuis peu. Un jour, elle rencontre Mathieu, un jeune ouvrier qui tombe amoureux d’elle. Commence alors une histoire d’amour intense et passionnelle. Cette relation déstabilise Hua qui décide de repartir en Chine. Jusqu’à ce qu’elle prenne conscience de l’importance qu’a prise Mathieu dans sa vie.

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37ème Festival du Film Américain de Deauville – Compte-rendu

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Poster le : 16-09-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Le grand prix du 37ème Festival du Film Américain de Deauville est finalement revenu à Jeff Nichols pour son film « Take Shelter ». Un choix sans risque, mais mérité, pour une édition de très grande qualité dont l’enfance, la paranoïa, les conflits familiaux et l’immaturité auront été les thèmes principaux.

Cette année encore, le public présent à Deauville pour cette 37ème édition du Festival du Film Américain de Deauville aura eu la chance de parcourir le Nouveau Monde depuis une salle de cinéma. D’est en ouest, c’est une ruée vers les basfonds des États-Unis qui fut proposée à travers une sélection de films comme d’habitude exigeants et difficiles. Rien de mieux pour découvrir en image les paysages atypiques de certains États parmi lesquelles l’Oregon, New York, la Californie, l’Illinois, le Mississippi, le Texas, le Maryland et même l’Alaska.

Si les éditions précédentes se sont davantage attardées sur les conséquences du 11 septembre et de la guerre en Irak, les films présentés cette année se sont majoritairement concentrés sur l’enfance et les conflits familiaux. Des symboles propres à une nouvelle génération en perte de repères à l’heure où les réseaux sociaux rendent de plus en plus individualiste malgré son appellation… sociale. Que cela se répercute au sein d’une famille défavorisée ou aisée, le résultat semble être le même. Dans la plupart des cas, une absence totale de communication entre parents et enfants vient bouleverser la vie quotidienne due à des secrets enfouis non exorcisés.

La Paranoïa

Take Shelter de Jeff Nichols, Grand Prix du Festival, pourrait être à ce titre un condensé à lui seul des films présentés cette année par la paranoïa qui s’en dégage et l’angoisse qu’il suscite. Réflexion post-11 septembre, soit une méditation sur la peur ambiante qui nous entoure, ce long-métrage pose indirectement des questions justes et profondes. Son histoire s’écoule sur plusieurs jours où tout va basculer pour un père de famille ouvrier sujet à des angoisses croissantes. Il sera alors prêt à tout pour sauver sa famille et se préserver lui-même, quitte à se cacher la vérité à l’aube d’un ouragan apocalyptique. Efficace par sa forme et sombre par son fond, ce film vient confirmer la tendance de certains cinéastes  à aborder de plus en plus comme sujet  la fin du monde. Ce fut déjà le cas dans Melancholia de Lars Von Trier tout comme dans le dernier Abel Ferrara, 4 :44 last day on earth.

Toujours dans la compétition officielle, Trust de l’ancien « Friends » David Schwimmer évoque lui aussi avec talent l’obsession paranoïaque ambiante d’un père de famille obsédé par l’agresseur sexuel de sa fille rencontrée sur internet. Porté par Clive Owen et la jeune Liana Liberato, l’efficacité du scénario marque autant par sa tournure que par son traitement. Celui-ci a surtout le mérite d’exposer le danger omniprésent des réseaux sociaux auprès de la toute nouvelle génération.

Les Outsiders

Après les parents en difficultés vient le tour des enfants, plus particulièrement des outsiders qui nous entourent, ces êtres esseulés en manque cruel d’amitié et d’amour. C’est le sujet de fond de deux films différemment traités, mais dont le personnage principal a la quasi même caractéristique : celui d’être un jeune corpulent, risée de tous et immature à souhait. Avec L’outsider (Dark Horse), Todd Solondz signe son meilleur film et impose à l’écran une vraie révélation en la personne de Jordan Gelber. Traité avec la même touche d’humour juif qu’on lui connaît, Solondz supplante même Woody Allen grâce à son esthétique sixties et un scénario qui a tout pour faire rire au départ avant de sombrer dans la tristesse. Le gros coup de cœur de ce festival.

Tout l’inverse du film Terri de Azazel Jacobs, plate copie d’un Cyrus des frères Duplass qui se veut dans la même veine de ce genre de film indépendant côte ouest… avec le talent en moins (ce mouvement a d’ailleurs un nom : « Mumblecore »). L’unique déception du festival, si ce n’est qu’il aborde toutefois avec tendresse ce fameux conflit existentiel entre deux générations opposées.

Le Nouvel Hollywood

Ce festival était aussi l’occasion de mettre en orbite deux nouveaux talents américains au sein d’une sélection intitulée « Le Nouvel Hollywood ». Honneur aux femmes, Jessica Chastain est, il est vrai, une révélation magnifique en tout point de vue. Elle a la grâce d’une star des années 50, le visage clair, le regard perçant et un jeu propre a elle-même. The Tree of Life est venu la présenter, Take Shelter et La couleur des sentiments sont venus confirmer son talent et son immense beauté. A ses côtés, Ryan Gosling est l’autre révélation de ce « Nouvel Hollywood ».

Un autre jeune acteur méritait pourtant la même importance, si ce n’est plus. Avec des films comme Afterschool, We need to talk about Kevin et Another happy day, c’est un adulte (sous l’apparence mature) âgé de seulement 18 ans qui crève l’écran. Regard perçant, teint blanchâtre, les traits angoissants, Ezra Miller a tout de l’adolescent rebelle contemporain, symbolique de cette jeunesse insouciante. Nul doute qu’il s’agit là d’un talent à suivre.

Conflits familiaux

Des ados rebelles, il y en avait beaucoup sur les planches de Deauville. Pourtant, The Dynamiter vient présenter un tout autre versant. Œuvre typique de ce que les Américains font de mieux en terme de film indépendant, la justesse de son propos et l’absence de complaisance font la réussite de ce long-métrage sans budget. La chaleur moite et humide du Mississippi se ressent sur grand écran où l’on suit le parcours d’un jeune garçon devant seul gérer sa grand-mère et son demi-frère confronté à une mère absente et un frère aîné immature. C’est beau, c’est Malickien, c’est touchant et il a reçu le Prix du Jury.

Face à lui, Another happy day de Sam Levinson (le fils de Barry Levinson, 26 ans seulement !) signe un premier film impressionnant qui s’attarde sur une famille aisée à problème réuni à l’occasion d’un mariage qui tournera au drame. Doté d’un casting tout simplement parfait (Ellen Barkin, Ezra Miller, Demi Moore, Kate Bosworth, Thomas Haden Church, Ellen Burstyn, George Kennedy), le film avait déjà fait sensation à Sundance. Il souffre pourtant d’un problème de structure scénaristique contrebalancé par un jeu d’acteur sans faille. Ellen Barkin y trouve ainsi son plus beau rôle, tiraillée par chaque membre de sa famille entouré d’un fils drogué, une fille suicidaire, une mère inexpressive, un ex-mari remarié à une jalouse possessive et un nouveau mari absent.

Conclusion

Au-delà d’une compétition de qualité et de nombreuses avant-premières et rétrospectives, le Festival de Deauville est-il en quête de survie ? A entendre certains festivaliers et restaurateurs de la région, la réponse semble se préciser. Moins de stars engendre moins de fréquentations et peu de places allouées aux journalistes pour certaines projections entraine une trop grande frustration. C’est ce que l’on pourrait d’ailleurs reprocher à ce festival, se prendre un peu trop au sérieux pour ce qu’il n’y a pas forcément lieu d’être. Un désir est toutefois certain : celui de ne pas le voir disparaître afin qu’il puisse continuer à nous faire découvrir les nouveaux talents américains de demain.

Edouard Brane

Jeu concours – Gagnez des places pour « Kinshasa Symphony »

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Poster le : 14-09-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

A l’occasion de la sortie en salle du documentaire Kinshasa Symphony, Cinedouard.com vous propose de gagner deux places et une affiche du film !

Pour jouer, rien de plus simple, les 5 premiers à laisser un commentaire ci-dessous remporteront le lot. N’oubliez pas de laisser votre e-mail pour que nous prenions contact avec vous.

Kinshasa Symphony de Martin Baer et Claus Wischmann :

Dans l’obscurité totale, deux cents musiciens jouent la neuvième symphonie de Beethoven « L’hymne à la joie ». Une panne de courant intervient quelques mesures avant l’achèvement du dernier mouvement mais pour le seul orchestre symphonique du Congo, ceci est le dernier de leurs soucis. En quinze ans d’existence, la formation de l’Orchestre Symphonique a survécu à deux coups d’état et une guerre civile. Heureusement, il y a la passion pour la musique et l’espoir d’un avenir meilleur.

Jeu concours – Gagné des places pour « Un été brulant » de Philippe Garrel

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Poster le : 13-09-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Le 28 septembre prochain, le dernier film de Philippe Garrel Un été brulant sortiera dans les salles de cinéma.

A cette occasion, Cinedouard.com et Wild Bunch vous propose de gagner 4 places pour deux personnes valables dans tous les cinémas de France.

Pour jouer (et surtout gagner), rien de plus simple: soyez les premiers à répondre à ce message ci-dessous en n’oubliant pas de laisser votre  email. Nous vous contacterons dès publication de votre message.

Bonne chance à tous !

UN ETE BRULANT de Philippe Garrel avec Louis Garrel, Monica Bellucci, Céline Sallette, Jérôme Robart - Sortie le 28 septembre

Paul rencontre Frédéric par un ami commun.
Frédéric est peintre. Il vit avec Angèle, une actrice qui fait du cinéma en Italie.
Pour vivre en attendant d’être acteur, Paul fait de la figuration.
Sur un plateau, Paul rencontre Elisabeth qui est aussi figurante.
Ils tombent amoureux.
Frédéric invite Paul et Elisabeth à Rome.

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Compte-rendu de la 22ème édition du Sunny Side of the Doc

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Poster le : 28-06-2011 | Par : Edouard | dans : Articles récents

1743 participants, 63 pays représentés et 455 sociétés exposantes. La 22ème édition du Sunny Side of the Doc a cette année bel et bien porté ses fruits. L’occasion de présenter ce marché du documentaire pas comme les autres et ainsi palper le poul de ce genre préféré des français.


De l’avènement de la 3D au cinéma avec Pina de Wim Wenders jusqu’au succès de la série Apocalypse sur France Télévision, le documentaire n’a jamais été aussi populaire ces dernières années. La 22ème édition du Sunny Side of the Doc est venu confirmer cette tendance à travers de multiples conférences, cas pratiques et pitchs en tous genres. Quel bilan retenir de cette manifestation qui regroupe chaque année les acteurs les plus influents du monde documentaire ? D’un côté les parts d’audience augmentent, les projets fusent, les nouvelles technologies s’installent mais de l’autre, la face cachée de l’iceberg peut s’avérer glaciale, tout du moins en France. La preuve en est l’étude menée par la Société Civile des Auteurs Multimédias, structure vouée à défendre les intérêts de ceux qui font le documentaire, c’est à dire les créateurs. « Derrière les statistiques économiques plutôt rassurantes, il y a les statistiques « sociales », « humaines », moins rassurantes et plus encore, des paroles d’auteurs, inquiétantes ». On peut ainsi noter que parmi ces problèmes se trouvent la précarité des auteurs face à des producteurs qui « oublient » de signaler leurs comptes, une main mise des diffuseurs sur le contenu éditorial (certains viennent à parler de Diktat) ou encore un sentiment de précarité chez les jeunes auteurs créant ainsi une fracture générationnelle.

A côté de ce constat, une autre étude vient paradoxalement confirmer que le documentaire demeure le genre préféré des français, affirmant son rôle citoyen et faisant d’Arte la chaine qui diffuse les meilleurs contenus. De quoi tout de même rassurer la nouvelle génération fort présente cette année comme le démontrent les BIPS (Best International Projects Showcase), tables rondes dans lesquelles réalisateurs et producteurs du monde entier viennent présenter leurs projets aux plus influents conseillers et experts du documentaire.

Vers l’international

Concrètement, comment fonctionne le Sunny Side of the Doc ? Lors de l’arrivée à l’Espace Encan (anciens docks reconvertis en centre d’expositions), les organisateurs remettent à chacun une bible imposante de 260 pages dans laquelle figure l’agenda des manifestations, les projets en voie de financement et la liste des participants. Dès le premier jour, le marché commence fort dans ce large espace aéré, parsemé de stands internationaux. L’une des premières conférences est celle consacrée au Crowd-funding en présence la société Touscoprod, structure online qui permet dorénavant aux particuliers de financer des projets cinématographiques. Il faut dire qu’il s’agit d’une des grandes tendances d’aujourd’hui. Pour les projets ayant du mal à s’auto-financer, tous les moyens sont bons pour réussir à trouver le maximum de fonds possibles. Cross-media, Crowd-funding, Transmedia… l’avènement accéléré d’internet et des médias sociaux sont venus changer la donne et bousculer les circuits traditionnels.

Devant ces nouveaux modèles économiques et d’exploitations qui restent à définir et à s’établir, les auteurs, producteurs et diffuseurs tentent de s’imposer chacun à leurs façons par tous les moyens possibles. La conférence organisée par le programme MEDIA de l’Union Européenne sur le futur de la distribution a par exemple permis de souligner la perte de repères face à l’émergence constante des nouvelles technologies, l’absence de communication réelle entre les individus et la difficulté croissante des co-productions internationales qui ne suffisent plus pour mener à terme les projets. A côté de ces néfastes constats, l’avènement de la 3D, le nombre croissant de documentaires destinés au cinéma et l’émergence des documentaires provenant de l’Asie et de l’Amérique Latine, viennent heureusement redorer le genre. De cela découle une forte demande de contenus de plus en plus tournés vers des sujets complexes à la fois éducatifs, sociaux, artistiques et scientifiques. Cette 22ème édition a aussi permis de souligner la présence massive des docu-réalités, nouveau genre en vogue ayant déjà fait ses preuves à l’étranger qui consiste à mixer le documentaire et la télé-réalité.  A la fois didactique et pédagogique, ces contenus rassemblent les générations et du coup élargit son public. Ce sont précisément ces programmes que l’on découvrira sur France Télévisions, Arte, Canal + et Planète + lors de la saison 2011/2012.

On ne manquera pas de regarder des documentaires attirants comme Nus et culottés sur France 5 qui narre les tribulations de deux héritiers qui vont vivre grâce à un système d’entraide ainsi que Hors-jeu, la coupe du monde des sans-abri sur Canal +. Arte pour sa part consacrera une journée spéciale à la ville de New York à l’occasion des dix ans du 11 septembre. Cet anniversaire est un thème fort de la prochaine saison sur la majorité des chaines de télévision tout comme le seront les sujets sur la crise économique mondiale, les élections 2012, la guerre au Proche-Orient, les voyages alternatifs et les documentaires insolites. De quoi passer de bons moments devant son poste de télévision dès la rentrée prochaine en attendant de revenir sous le soleil radieux de La Rochelle et la fraicheur du Sunny Side of the Doc en juin prochain.

Edouard Brane

Une séparation – Asghar Farhadi – Critique

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Poster le : 16-06-2011 | Par : Elsa | dans : Articles récents

Entre l’Ours d’Argent remporté pour « A propos d’Elly » et cette année l’Ours d’Or pour « Une Séparation », Asghar Farhadi vient confirmer à quel point l’Iran regorge de cinéastes talentueux et respectables.

Alors que des cinéastes comme Jafar Panahi ou Bahman Ghobadi tiennent un langage dénonciateur vis-à-vis de leur gouvernement actuel, Asghar Farhadi prône davantage pour un message universel. Afin de conter cette histoire de couple en instance de divorce qui se retrouvera embarqué dans un engrenage judiciaire, le cinéaste réussit à peindre le portrait d’une société tiraillée entre conscience religieuse, liberté de parole, et choix de vie. A travers ce procès complexe de part les non-dits et les irresponsabilités de chacun, le réalisateur met en exergue les questions d’honneur de deux familles tout comme leurs états de conscience face à la religion. Par ce procédé, Farhadi dessine à gros traits les conflits intérieurs de chacun. C’est ainsi que ce film donne à la séparation son véritable sens.

Degrés de séparation

La première séparation ici est celle de deux parents qui ne se comprennent plus. Petit à petit, d’autres degrés de séparation vont alors apparaître. Ces derniers se traduiront par une certaine fracture sociale et religieuse entre les individus, avant de doucement glisser vers nos propres conflits intérieurs. Elle se dévoilera surtout par cette indécision constante qui existe en nous: celle  qui nous mène d’un excès à un autre et qui nous demande de choisir entre conformisme, tradition, et religion. Par ce biais, le réalisateur reste impartial et ne s’impose pas en moralisateur ni en révolutionnaire. C’est avec un souci du détail impressionnant et une écriture travaillée tout comme intelligente que le film rend hommage à l’homme libre, cet être qui n’est jamais définitivement enfermé dans  sa condition, que celle-ci soit religieuse, traditionnelle ou sociale. Le message du film devient alors une évidence dans sa dernière scène qui nous confronte au choix sans y apporter de réponse. Les personnages tout au long du film seront constamment confrontés aux décisions et à leurs conséquences. Dans sa définition, choisir est finalement accepter de renoncer à quelque chose et de s’en séparer. Le seul retentissement  du choix est qu’il désuni et nous laisse seul face à nous-mêmes. Emprunt d’un réalisme assumé, la dimension psychologique donne au film des allures de fable universelle. Un film qui dépeint une absence totale de déterminisme et qui, de cette manière, rend un bel hommage à la liberté.

Elsa Klughertz