Quantum of Solace, de Marc Forster – 2008

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Poster le : 11-11-2008 | Par : Edouard | dans : Nouveaux Films

Mon commentaire audio :

 

Quantum-of-solace

 

Que peut-on ajouter d’autres ? Prenons le méchant du film Mathieu Amalric. J’ai été encore une fois déçu car les scénaristes auraient vraiment dû plus l’exploiter dans sa méchanceté mais aussi avoir fait plus de plans de lui…

Au lieu de ça, il s’agit juste d’un français assez pathétique en fin de compte et qui ne fait pas vraiment peur. Tandis que son homme de main est assez pitoyable et donne plus à rire qu’autre chose.

Rien à dire sur la james bond girl Olga Kurylenko qui est magnifique.

Enfin, signalons si certains ne le savaient pas que le scénario est en partie écrit par le Paul Haggis, le scénariste de Million Dollar Baby et de Collision.

 

Et pour les plus sympa, un extrait du making-of centré sur notre belle Olga (moins bien qu’à l’écran d’ailleurs… snif) :

 

L’échange, de Clint Eastwood – 2008

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Poster le : 11-11-2008 | Par : Edouard | dans : Nouveaux Films

Mon commentaire audio comme d’habitude : n’hésitez pas à me dire si ce procédé vous convient.

 

Commentaire sur L’échange

 

En plus de ce commentaire, on peut aussi voir dans l’oeuvre de Clint Eastwood une oeuvre liée à notre temps contemporain et plus exactement liée au gouvernement des Etats-Unis actuel. Je ne peux m’empêcher d’y voir une critique acerbe des républicains et du gouvernement Bush imagé par une police intransigeante et qui se cherche des excuses afin d’avoir l’apport du public.

Petit exemple qui illustre cela lorsqu’un des policiers arrive dans son commissariat alors qu’il pleut des cordes et qui prononce : « This is really a weather of democarts » (Il fait vraiment un temps de démocrate) :)

Si vous en avez l’occasion, je vous recommande aussi vivement de lire l’article consacré au film dans le dernier Positif, ainsi que l’interview de Clint Eastwood qui suit : une mine d’information !

 

Et pour ceux que cela intéresse, voici la conférence de presse très intéressante et instructive faite durant le dernier festival de Cannes.

Bonne conférence !

1ère Partie (sélectionnez la suite à la fin de cette vidéo, attention les images sont décalées)

Two Lovers, de James Gray – 2008

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Poster le : 10-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films

J’inaugure aujourd’hui par Two Lovers un nouveau procédé qui sera peut-être plus rapide pour vous et plus vivant.

Je vous invite à écouter un court commentaire du film afin de vous donner mon impression dessus et donc d’en faire une critique tout en apportant des éléments nouveaux.

J’espère que ce nouveau procédé vous conviendra. Merci de me dire ce que vous en pensez.

Bonne écoute !

Two Lovers – Impression sur le film

 

Je vous invite de même à regarder ce court portrait du réalisateur très intéressant :

 

Trip to Asia: En quête d’harmonie, de Thomas Grube – 2008

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Poster le : 07-11-2008 | Par : Edouard | dans : Nouveaux Films

 

Bande-Annonce 

 

Il est très difficile de rendre à l’écran la musique classique et encore plus lorsque c’est un orchestre qui joue l’oeuvre choisie. C’est pour cela qu’il est très intéressant de voir ce qui peut être fait dans ce domaine au cinéma. 

 

Sire Simon Rattle est l’un des plus grand chef d’orchestre au monde aujourd’hui et ce sont les membres de l’orchestre philharmonique de Berlin qui l’ont choisi afin de diriger leur ensemble, seul orchestre au monde d’ailleurs à avoir le droit d’élire leur conducteur. Il était donc tout bonnement intéressant de voir la face cachée d’un tel organisme, surtout lors d’une de ses tournées à l’étranger. 

 

Le résultat est très beau mais je reste un peu mitigé quand à la grande réussite de ce documentaire. D’un côté, l’orchestre nous livre une vraie leçon sur la musique classique et sur la façon de la jouer mais on apprend aussi à enfin connaître qui sont les membres de ce grand ensemble et rentrer dans leur intimité, leurs secrets et leurs sentiments. Leurs témoignages sont donc francs et vrais : eux qui ont l’habitude de se cacher dans la fosse nous sont enfin révélés avec une grande humanité.

 

Le problème du film ne se situe donc pas sur les propos des protagonistes mais sur la réalisation. Le film n’a pas de fil directeur. Certains vont dire que c’est faux et que sa tournée en Asie est la preuve qu’il y en a un. Cependant, rien n’est dit sur ce continent de l’orient. On nous montre beaucoup de beaux plans dans chacune des villes mais pour le spectateur, elles se ressemblent toutes et on est rapidement perdu dans ces images, certes belles mais sans commentaires. Il aurait par exemple été intéressant de s’attarder sur la perception de la musique classique qu’ont ces peuples, ou que l’orchestre nous informe sur leur vrai sentiment face à ce voyage… Au lieu de ça, les témoignages se confondent quelque peu et on se perd par moment sur leur propos qui semblent faire des chassés-croisés. 

 

Ce documentaire nous offre tout de même des moments de pures merveilles comme ce concert donné à Taiwan retransmis en pleine air où la foule est en délire et acclame sans s’arrêter l’orchestre et leur conducteur. Là, la réalisation nous semble magique car elle joue comme il faut sur l’harmonie ! Il y a un vrai moment de cinéma et la force de la musique fait vibrer les murs de la salle ainsi que notre coeur.

 

En somme, on aurait préféré un documentaire plus centré sur la vie du chef d’orchestre ou une focalisation plus tardive sur son vrai fonctionnement et les raisons qui l’ont poussé à faire ce voyage. Peut-être quand rajoutant une voix off ou en choisissant de faire un plan par thème, le film aurait plus gagné en profondeur et en ressenti.

 

The Visitor, de Thomas McCarthy – 2008

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Poster le : 01-11-2008 | Par : Edouard | dans : Nouveaux Films

Pour ce film, nous allons faire une expérience. Avant d’en parler nous allons comparer les bandes-annonces française et américaine :

The Visitor / Bande-Annonce Américaine

 

Alors, laquelle préférez-vous ? Pour ma part (et c’est rare je l’ai déjà dit dans l’article sur Appaloosa) j’aime à regarder la bande-annonce française. Mais ce qui est surtout intéressant est la structure narrative.

Avez-vous remarqué comme la bande-annonce américaine suit beaucoup plus le fil de l’histoire par rapport à la française qui, au contraire, prend des scènes différentes et les juxtapose ? La différence est majeure puisqu’en regardant celle des Etats-Unis, on connaît déjà les rebondissements et on peut très facilement prédire le film. Certes, elle est assez semblable à la bande-annonce hexagonale mais cette dernière pioche un peu plus, nous permettant ainsi d’être un peu plus perdus par rapport à l’histoire. Intéressante comparaison, il me semble.

 

Mais venons-en au film lui-même. Pour ma part, j’aime ce genre de sujet : un homme seul, perdu et mélancolique, qui va retrouver goût à la vie en étant confronté à une rencontre avec des étrangers. Ce genre de film peut être dramatique comme celui-ci comme d’autres peuvent plus se rapprocher du thriller. Je pense par exemple à l’excellent Photo Obsession de Mark Romanek. En l’occurrence, dans le film qui nous intéresse, aucune pulsion manique ou dangereuse du personnage principal mais tout l’inverse : un homme déboussolé, qui n’a plus vraiment de repère et prétend être occupé alors qu’il ne l’est pas.

 

On peut alors regarder de plus prêt le titre du film et se demander qui est vraiment The Visitor ? Est-ce cet homme seul qui va rencontrer des gens différents de son entourage, étranger et ainsi s’immerger dans une nouvelle culture et découvrir d’autres horizons et sentiments ? Ou bien est-ce ce Syrien immigré sans papiers qui s’est incrusté chez l’homme seul ? Personnellement, j’aurais tendance à choisir la première option.

 

La force de ce film réside dans son sujet politique : la place de l’immigré aux Etats-Unis après le 11 septembre. Le film tend à montrer d’une part que l’image que certains américains ont des immigrés est assez fausse mais il dénonce surtout les conditions dans lesquelles ces étrangers sans papiers sont traités par la police et donc par l’Etat. Quelle autre ville choisir que New York pour situer l’action ? Formidable melting pot et terre d’asile, New York est LA ville de l’immigration. Il n’y a qu’à aller sur Ellis Island pour s’en faire une idée d’ailleurs (citée dans ce film comme dans tous les longs-métrages sur l’immigration en même temps).

 

A ce niveau-là, le réalisateur le montre très bien : d’abord un plan sur central park centré sur nos protagonistes qui effectue un zoom arrière progressif afin de voir l’étendue de la ville… et son inverse lorsque l’homme seul sort du métro dans le Queens et où la caméra effectue le même mouvement mais pour arriver sur des bidonvilles sales, pauvres et isolés.

 

Les acteurs eux sont bons au départ, mais n’évoluent pas assez au fil du film : Richard Jenkins que j’adore comme second rôle n’est pas à l’aise dans son rôle et Hiam Abbass joue trop sur le même ton que dans son autre film récent : Les Citronniers

 

Alors le film n’est pas mal, mais il manque définitivement de rebondissements et il est assez rempli de « bons sentiments ». La première partie est prenante et chaleureuse tandis que la deuxième est assez redondante et parfois longue. Reste la dernière scène que j’ai trouvée très belle et qui permet aux spectateurs d’avoir quelques frissons. The Visitor est un beau film, mais il est surtout beau pour son sujet et ce qu’il peut dénoncer : que cela se passe à New York ou à Paris.

 

 

Mesrine: L’instinct de mort, Jean-François Richet – 2008

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Poster le : 25-10-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films

En premier lieu, cadeau comme d’habitude la bande-annonce HD :

Bon, maintenant, ma vision du film. Vu il y a deux jours, c’est donc à froid que j’écris ces lignes. Il m’a fallu du temps car je suis sorti de la salle mitigé… J’ai tout d’abord trouvé le film sans temps mort, prenant et captivant, très très bien réalisé et très bien rythmé mais… trop violent et surtout trop simple. Car là est le problème : le film n’apporte rien. Enfin si, il peut apporter une certaine idée de la raison pour laquelle Mesrine agit comme cela, devenant violent et impulsif mais le problème vient d’ailleurs. Il vient du fait qu’il n’explique pas grand chose en fait, on assiste juste à une succession de scènes violentes où Mesrine va tirer dans les jambes d’un mec, va piller un casino avec une fille qu’il vient tout juste de rencontrer, va tirer sur des gardes forestiers… Ce qui m’a dérangé est que le scénario manque (pour le moment) d’explication et de compréhension : on est au Canada, on se retrouve direct aux Etas-Unis à Monument Valley…. On voit Mesrine se prendre trois balles dans la jambe, on le voit chez une avocate, déjà rétabli… bref, on a l’impression que beaucoup d’aspects sont passés à la trappe uniquement pour s’arrêter sur sa violence. Il faut aussi dire cependant que l’on connaissait peu de chose sur la vie de Jacques Mesrine.

L’interprétation quand à elle est parfaite : Cassel très bon et parfait pour ce rôle, Lellouche marrant et attachant, Cécile de France enfin attrayante avec ses cheveux longs et bruns mais surtout Depardieu en chef de gang magnifique. Dernier point, je ne sais donc pas comment les scénaristes ont procédé pour écrire le scénario mais je sais cependant que ce projet était de longue date et qu’il est passé par beaucoup d’évènements divers : lire cet article intéressant sur la genèse du film :

Thomas Langmann, un producteur acharné

Mais avant de trop juger cette première partie, j’attends surtout la deuxième qui peut-être expliquera plus de choses mais qui sera en tout cas très certainement meilleure et plus intéressante vu les différents actes de Jacques Mesrine après son départ du Canada. En attendant, je vous conseille ce document tiré de Secret d’actualité consacré à l’Ennemi Public numéro 1 :

Questions aux lecteurs :
Pensez-vous qu’il fallait faire un film sur Jacques Mesrine ? Etant maintenant réalisé, qu’en avez-vous pensé ? Trop violent ? Parfait ? Manque d’éléments…? Donnez votre point de vue !

Le premier jour du reste de ta vie, de Remy Bezançon – 2008

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Poster le : 21-10-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films


Ceux qui ont apprécié le film vont apprécier ce petit making-of du tournage de ce très beau film.

Alors pour ne pas vous mentir, voici la vérité : je n’aime pas voir des films français au cinéma et même tout court ! Je ne sais pas pourquoi mais j’ai un certain blocage avec ça… Pas pour tous bien sûr (je pense à De battre mon coeur s’est arrêté j’en passe et des meilleurs !) mais le plus souvent, je suis assez déçu par nos films qui manquent la plupart du temps de moyens techniques et qui posent problème au niveau des dialogues et du scénario.


C’est par le bouche à oreille que je suis allé voir le film dont nous parlons après avoir longuement hésité devant le cinéma. Et je tiens vraiment à féliciter son réalisateur qui m’a impressionné. Comme beaucoup je crois, ce n’est pas tant le scénario qui m’a le plus marqué quoique bien écrit mais avec des situations un peu trop attendues et des dialogues un peu trop dialogués si vous me comprenez. Non, je le félicite surtout pour sa réalisation ultra réfléchie, dynamique, accordée à chaque moment, à chaque scène et pour avoir enfin choisi une belle lumière pour chaque séquence ainsi que d’avoir innové dans certains plans et pour avoir utilisé de très bonnes musiques.


Pour ceux qui ont vu le film C.R.A.Z.Y., ils remarqueront certainement quelques similitudes, à commencer par la présence de l’excellent Marc-André Grondin. Il s’agit en fait d’un film américain à la française et ça ne court pas les rues ! Comme quoi nous ne sommes pas obligés de faire que des films sociaux avec caméra à l’épaule, glauques et surtout politiques. Attention, je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idée ou que c’est nul mais il y en a trop et trop souvent très mauvais !


Questions aux lecteurs :

Vous avez aimé le film pour une autre raison ? Vous préférez les films sociaux, négatifs et déprimants, narrant la vraie réalité de la vie ? Ou vous acceptez d’être emportés pendant 2h dans une belle histoire remplie de sentiments ? Dites nous vos préférences !

Appaloosa, la bande annonce du film de Ed Harris – 2008

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Poster le : 21-10-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films

Voilà une bande-annonce réussie ! Elle nous vend tout simplement du rêve ! Un film de Western comme on les aime, bourré d’actions, de sentiments et de bons moments intenses et remplis de suspense ! Vraiment, je trouve cette bande-annonce super bien faite, il n’y a rien à dire : le produit est bien vendu ; simplement voilà… le produit n’est pas du tout ce que l’on attend de la bande-annonce… et c’est une bonne chose. On le sait, la BA est un procédé de commercialisation très important et où les américains sont des maîtres en la manière, comparé à la France où certaines BA sont mais vraiment déplorables et ne racontent même pas l’histoire du film.

 

Concernant Appaloosa, il est clair que l’on nous ment quand on regarde ce « trailer » mais si cela a pu inciter certains spectateurs à aller le voir, et bien tant mieux ! Car le film n’est pas un western comme les autres et se rajoute à la liste d’ailleurs de ces westerns contemporains (Open Range, Impitoyable, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, 3h15 pour Yuma etc…). Comme pour les films d’action, il faut bien comprendre que le XXIème siècle est définitivement le siècle des anti-héros : c’est fini le personnage principal qui connaît tout sur tout, qui n’a peur de rien, qui agit sans cligner des yeux et ne réagit même pas quand on le menace ; le héros du XXIème siècle doute, réfléchit, agit en conséquence après une longue réflexion, il est surtout l’homme ordinaire souvent perdu dans sa vie monotone et sans grand intérêt. Prenez les derniers Batman, prenez les derniers Spiderman : tous se questionnent et cherchent des réponses à leurs doutes et même à leur propre croyance. L’actualité quotidienne est bien entendu la raison de ce changement de caractère des personnages : plus personne n’est manichéen comme Rambo a pu l’être dans son temps ou encore les soldats américains au temps du Vietnam. C’est connu et pourtant fondamental de le rappeler : la face du monde (enfin du nôtre en tout cas) a changé depuis le 11 septembre et les films d’aujourd’hui en sont la preuve. Contre qui se bat-on vraiment ? Autant les ennemis d’hier étaient visibles (Hitler, Mussolini…), autant ceux d’aujourd’hui ou du moins celui d’aujourd’hui n’a pas de visage. En gros, on menait la guerre contre Hitler et le Nazisme, on mène aujourd’hui la guerre… contre le terrorisme, et qu’est-ce que le mot terrorisme ?

 

Wikipedia nous donne cette définition de ce mot très dangereux :

Le terrorisme désigne  les  actions violentes, attentats, assassinats, enlèvements,  sabotages…) menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper l’opinion publique concernée.

 

Après avoir compris ce mot, revenons au film de Ed Harris. Je ne vais pas comparer l’histoire à l’actualité mais veut tout de même faire un parallèle avec. Le film narre en gros l’histoire d’une ville terrifiée par un bandit qui vient d’en tuer le sherif et dont les élus de cette dernière vont faire appel à deux Cow-Boys afin de rétablir l’ordre. Histoire basique et renvoyant directement à la définition du mot. Simplement, pour celui qui aura vu la BA du film, autant lui dire qu’il peut s’attendre à autre chose qu’aux images rapides et bruyantes qu’il a pu voir. Car le film raconte une autre histoire arrivant au bout 1/4 heure de film, et en fait plus ou moins en même temps que l’arrivée de la seule personne féminine du film, la très énervante mais la bien choisie pour son rôle René Zellweger. C’est elle le centre du film et c’est sur elle que la majeure partie du film est tournée (d’où l’affiche du film puisqu’elle est au centre). Le film traite en effet essentiellement de deux amis de longue date qui rôdent à travers les Etats-Unis, à travers cette nouvelle terre où se construisent petit à petit les villes en plein milieu du désert encore rempli de bêtes féroces au milieu d’une pauvre voie ferrée et dont le destin va soudainement changer lors de leur arrivée dans cette ville qu’ils doivent sauver. Cette fille va bien entendu jouer un rôle très important dans cette mission mais va surtout nous permettre de rentrer en contact et de comprendre les personnalités et sentiments de nos deux Cow-Boys. Bon, vous verrez, le film dénonce la corruption du gouvernement américain mais plus important que ça, il pose cette question : qu’est-ce qu’exactement la loi et à partir de quel moment est-elle appliquée mais surtout par qui est-elle dictée ? !

 

Bon c’est bon, on a le droit de se prendre la tête avec ce genre de comparaison et de jugement, il s’agit juste d’une vision d’un Européen peut-être mais d’un fan de cinéma qui a plutôt bien aimé ce film malgré ses longueurs et qui a surtout aimé la dernière image : soit un cow-boy partant seul à l’aventure sur son cheval et qui n’est autre bien sûr que le trop connu Lucky Luke !!

 

Bonus : petite interview assez intéressante du réalisateur :

Questions aux lecteurs :

Vous vous êtes ennuyés comme un rat mort ? Vous avez aimé cette vision du Western ? Quel message pouvez-vous faire ressortir de ce film ? Quels autres thèmes aborde-t-il ?

La Frontière de l’aube, de Philippe Garrel – 2008

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Poster le : 21-10-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films

On pourrait dire de ce film que c’est un conte moderne fantastique. On a pu lire dans la presse entre autre que ce film a surtout été sifflé par la plupart des critiques de cinéma. Même si un film peut nous exaspérer et être quelque peu caricatural je pense qu’il est trop facile d’émettre une opinion aussi négative. Soit il s’agira d’un sentiment de haine envers un cinéaste soit qu’ils n’ont quelque part pas compris le propos. On sait que ce film est basé sur des histoires vraies touchant aussi bien les acteurs que le réalisateur, et pour moi ce n’est toujours pas une raison d’avoir une telle réaction pour des personnes s’étant données du mal à réaliser un film.

Mon regard sur ce film est donc mitigé. D’un côté je l’ai bien aimé pour l’interprétation de Louis Garrel qui est toujours parfaite même si il a tendance à jouer tout le temps le même personnage (de ce côté-là on peut se dire que chacun de ses films est une prolongation des sentiments d’un même être humain). Quant à Laura Smet, autant dire que son jeu est assez pitoyable. Je sais qu’elle est passée à travers des moments difficiles et tendus mais je ne suis pas arrivé à croire en sa prestation. Son intonation et sa voix ne marche pas, elle est certes belle à l’écran et dans la vraie vie, je n’y ai pas beaucoup cru.

Quant à la réalisation de Philippe Garrel, il a eu recours au même noir et blanc que dans son précédent film : « les amants réguliers » et j’ai trouvé qu’il était plus justifié dans ce dernier film : étant en deux parties, il est souvent question de mort, de religion et bien entendu d’amour. En parlant de religion, je n’ai pas très bien compris la scène où Louis Garrel est dans un bar en train de parler à un homme qui se considère antisémite et où Louis Garrel se justifie à deux fois pour affirmer sa religion. De ce côté-là, le film est assez confus.

Et puis il faut dire une chose, j’en ai marre des films avec des dialogues pourris. Non vraiment les phrases qui ne veulent rien dire il faut arrêter. Et pourquoi dans ce cinéma français est-on obligé à chaque fois d’ avoir recours à des acteurs dégueulasses, sales, avec une barbe de huit jours même pas taillées, vivant bien sûr sous les toits de Paris, et naturellement ayant une logique communiste décidée à ne pas croire à ce fameux « bonheur bourgeois ».

Long, le film l’est ; ennuyant, il l’est aussi ; intrigant aussi, car on peut se poser beaucoup de questions (pourquoi choisir ces thèmes ? Quels messages réellement faire passer…). En tout cas, ce film est resté dans ma pensée depuis que je l’ai visionné et contrairement à ce que l’on a pu dire, il n’est pas à être détesté à ce point.

Questions aux lecteurs :

Aimez-vous le cinéma de Philippe Garrel ? Aimez-vous Louis Garrel ? Qu’avez-vous pensé de la prestation de Laura Smet ? Quels sentiments ce film vous a-t-il provoqué ?