Un jour / Une scène: « Les 400 coups » de François Truffaut – 1959

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Poster le : 22-04-2010 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Revoir la magnifique scène de fin des 400 coups de François Truffaut!

Il y a pratiquement tout son cinéma dans cette scène : la jeunesse, la liberté, l’innocence et la pureté. Manque l’amour, le romantisme et la gaucherie du personnage préféré du réalisateur (alter-ego), Antoine Doinel, génialement interprété par Jean-Pierre Léaud. Incroyable que le destin de cet acteur qui, en rencontrant Truffaut et en tournant dans ses films, trouvera très jeune sa vocation d’acteur qui l’emmènera à la rencontre des plus grands réalisateurs.

Pourquoi ce film  Les 400 coups, et plus particulièrement cette scène, est-il aussi symbolique de la Nouvelle Vague ? En fait, on s’y méprend beaucoup. Ce qui a surtout marqué les spectateurs à l’époque fut le destin de ce jeune garçon, détesté de tous, semblant perdu d’avance et luttant pour survivre dans un monde fermé et cloisonné. L’innovation de la réalisation fut dans ce refus de filmer de façon académique les intérieurs, les décors, les personnages et les extérieurs. Même si on comprend beaucoup plus ce procédé dans les films de Jean-Luc Godard tels A boût de souffle ou encore Bande à part, on pourra tout de même sentir une envie de changer les codes du cinéma. La preuve en est cette dernière scène qui parle d’elle-même, avec ce jeune garçon courant sans trop savoir où aller, symbole d’une nouvelle génération souhaitant prendre un nouveau souffle et fuir les codes de la bonne société. Proche du néo-réalisme italien avec des films comme Allemagne, année zéro de Rossellini ou Le voleur de bicyclette, de   Vittorio de Sica, cet arrêt sur image et ce zoom rapide sur le visage de Doinel symbolisent en eux-mêmes toute la pensée de l’époque (on retrouvera plusieurs fois ce procédé dans le cinéma de François Truffaut). Derniers détails, la musique bien sûr à ne pas oublier et qui apporte toute son énergie et toute l’émotion de ce moment si triste et si beau à la fois.

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Rencontre du troisième type » de Steven Spielberg – 1978

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Poster le : 17-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Le premier film de Spielberg sur les extra-terrestres. Il faut le dire, le futur et l’espace ont toujours été une fascination pour notre réalisateur, jusqu’à mettre en scène plusieurs films sur ces deux sujets : Rencontre du troisième type, E.T., Minority Report, Intelligence Artificielle, La Guerre des Mondes et plus récemment le dernier Indiana Jones.

Cependant chacun de ses films a une approche totalement différente les unes des autres. Pour celui qui nous concerne aujourd’hui, il fait bien entendu echo à la représentation de l’Alien Roosevelt qui semble rester encore aujourd’hui un grand secret et caché dans la fameuse zone 51 située au fin fond du désert californien (qui sera d’ailleurs parodié dans le dernier Indiana Jones).

Bref, la scène d’aujourd’hui se situe vers la fin du film lorsque les êtres humains arrivent à dialoguer avec ces êtres inconnus. Ce qu’il y a de formidable dans cette scène, c’est la présence du son, de ces quelques notes qui restent, une fois entendues, dans les mémoires de cinéphiles.

Plus que des notes, il s’agit d’un air : il pourrait d’ailleurs faire penser à de la musique du courant minimalisme qui venait de faire son apparition à cette époque ou encore tiré d’un album de Gershwin ou même de Berstein

Je pense surtout y voir aussi un hommage au fil précédent de Spielberg avec la fameuse musique des dents de la mer. Même si c’est certainement faux, je fais aussi le lien avec 2001, l’odyssée de l’espace avec tous ces hommes qui regardent ce vaisseau, obnubilés par un tel phénomène.

Et c’est justement là où Spieblerg est très fort : encore une fois des plans en contre-plongée, un état des lieux du décor et un jeux d’ombres extra-ordinaire (c’est le cas de le dire !). Il utilise la position des hommes stupéfiés par un tel événement de tous les côtés : de face, de profil, en longueur, en largeur, en hauteur…

Tout ça afin que l’on puisse voir l’imposant vaisseau et rendre ce moment encore plus non pas magique mais… inimaginable.

Et ce qu’il y a de plus inimaginable est ici la présence de notre cher François Truffaut. Par sa présence, Spielberg, encore tout jeune, nous montre à quel point il est un vrai passionné de Septième Art et qu’il a une culture cinématographique imposante.

Je vous laisse maintenant regarder  cette scène et n’hésitez pas à laisser vos commentaires si vous avez d’autres types d’interprétations.

Bonne projo !

Un jour / Une scène : « La nuit américaine », de François Truffaut – 1973

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Poster le : 03-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Voici le film qui m’a fait aimer le cinéma.

Plus particulièrement cette scène qui décrit la vie de plateau d’un tournage de films. La musique de George Delerue est en adéquation parfaite avec les images et comme dirait François Truffaut dans cette scène : « Le cinéma règne » ! De plus, la beauté parfaite de Jacqueline Biset rend ce moment encore plus intense et celle de Jean-Pierre Léaud apporte son côté innocent.

Bonne projo !

 

 

 

J’en profite (encore je sais…) pour vous montrer une deuxième scène de ce film qui se situe au milieu et où l’on peut voir une veille actrice connue qui a un peu trop bu et ayant des problèmes à dire son texte.

La façon dont Truffaut décrit cette scène grâce à sa caméra qui passe de la figurante à l’assistant tout en montrant comment le réalisateur essaye de rassurer son actrice ou encore l’accessoiriste faisant attention au moindre détail, est une des scènes les plus cruciales si l’on veut connaître la vie de plateau et donc comment on fait un film !

Re -bonne projo !