Nous sommes maintenant dans le film d’horreur, ou fantastique comme vous le souhaitez…
Il s’agit en tout cas d’une adaptation du livre éponyme de Stephen King, le maître de l’horreur et du suspense pour certains.
Il est intéressant de signaler aussi que la plupart des films de Stanley Kubrick sont des adaptations cinématographiques : Docteur Folamour, Lolita, Orange Mécanique, Barry Lyndon,Eyes Wide Shute etc… L’important est de comprendre qu’à chaque fois, soucieux du détail, SK a réussi à s’emparer de l’esprit de ces oeuvres littéraires tout en incorporant dans leur adaptation les éléments qui composent son cinéma.
Ici, encore un film qui a dérangé lors de sa sortie : il faut d’un côté attendre longtemps avant qu’il ne se passe quelque chose et la fin reste à nouveau une grande énigme pour le spectateur.
Nous n’en parlerons pas ici pour ceux qui n’ont pas vu le film mais voici tout de même une scène qui vous donnera un avant-goût de ce qui vous attend :
Regardez à nouveau le mouvement de la caméra et ses fameux travellings arrière suivant les personnages ou encore ses fondus enchaînés pour bien souligner la proximité des personnages et de leur situation. La folie commence à s’emparer du personnage principal (incroyable Jack Nicholson) et les éléments semblent se mettre doucement en place. Faites aussi attention à la musique angoissante au possible et qui baigne tout le film !
Par ailleurs, Kubrick avait pour habitude de tourner ses films en format 1.33, ce qui donne cette vision globale de l’image et une compression du haut vers le bas. En voici la raison :
Kubrick tournait en open-matte, en « protégeant » l’ensemble du cadre 1,33:1, pour éviter un charcutage de type pan & scan lors des sorties vidéo et des diffusions à la télévision. C’est pourquoi, ayant d’une certaine façon pris en compte un cadrage alternatif durant le tournage, il exigeait que ses films soient présentés ainsi en vidéo ou à la télévision. Cette volonté remonte à un temps où les écrans 16/9 n’existaient pas (ou n’étaient pas encore répandus).
Je vous laisse maintenant pénétrer dans ce magnifique labyrinthe mais faites bien attention de ne pas vous y perdre !
Bonne projo !




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