Avec ce film, Kubrick rentre pour la première fois dans la satire politique en se basant sur un livre traitant de la dérive scientifique et sur la folie de l’armée et des tensions de la guerre froide.
L’un des meilleurs Kubrick. Il faut avoir oser parler de ce sujet et l’écrire de cette façon quand même ! Si le film est réussi, c’est aussi grâce à l’idée originale d’avoir confié à Peter Sellers trois rôles différents. D’une part, que rêver de mieux pour un acteur d’accomplir ce challenge et d’autre part, cela permet de donner un côté original et amusant à cette satire.
Par ailleurs, l’humour noir est tellement présent dans ce film qu’il en est presque violent : l’absurde atteint son comble lors de la conversation entre les Présidents des Etats-Unis et de la Russie.
On rit, mais on réfléchit aussi, voilà la force du film. Les personnages sont d’un simplet que l’on se demande si nous ne sommes pas entourés de dirigeants de la même nature, je pense par exemple à notre grande ami George W. Bush.
Aujourd’hui, je vous présente la scène finale qui est certainement restée dans la mémoire de tous les cinéphiles pour son côté déjanté et délirant.
Je vous invite à regarder la même scène décrite par un proche de Stanley Kubrick qui n’est autre que Michel Ciment, vous permettant ainsi d’avoir encore plus d’éclaircissement sur le film et son propos.
Bonne projo !
Vu il y a assez longtemps maintenant, je garde de Lolita un souvenir assez amer et c’est certainement son film que j’apprécie le moins dans sa filmographie.
Ici encore, on remarquera le sujet sensible utilisé en relation directe avec la nature de l’être humain puisqu’il s’agit de tabou et d’interdit mais surtout de passion dévorante menant rapidement à la folie. Du film, je me souviens de son générique magnifique mais aussi de cette rencontre entre James Mason et Sue Lyon qui a lieu au début et qui est assez marquante.
Comparé à ses autres films, je n’arrive pas à reconnaître vraiment la pâte de son réalisateur (dans cette scène par exemple), peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas accroché… Il faut dire que pour le coup, il s’agit plus d’un film centré sur la performance des acteurs et particulièrement celle de Peter Sellers dont je garde aussi un excellent souvenir.
Il reste cependant un bon film, je ne le déteste pas, loin de là mais il ne m’a pas procuré beaucoup d’effet. A revoir donc certainement afin de mieux l’analyser…
En attendant, je vous invite à redécouvrir cette scène de rencontre entre l’homme adulte et la très jeune Lolita !
Bonne projo !
Aujourd’hui Bienvenue Mister Chance. Je dois avouer ne pas trop aimer la traduction française du titre et préfère l’original en anglais qui est Being There = « Etre Là ». Je le trouve plus explicite par rapport au propos du film, à savoir l’histoire d’un homme retardé qui va se retrouver sur le devant de la scène politique alors qu’il ne sait que parler jardinage… Oui, ce film est étrange… Et sa fin encore plus. C’est justement la scène que je vous propose de voir aujourd’hui.
En cette veille d’élection américaine qui va choisir son prochain Président, ce film est un bon exemple de ce qu’il nous faudrait peut-être : un homme simple, dénué de tous préjugés, voire même de tout jugement et qui guide son entourage par des propos qui tendent vers la vérité. Une question que j’aimerais vous poser maintenant. En voyant cette vidéo, on voit apparaître une pyramide ainsi qu’un oeil que l’on retrouve sur chaque dollars à côté du fameux : « In god we trust ». On sait que Washington s’est construit en rapport à la Franc-Maçonnerie et que ses premiers présidents en faisaient partie. En l’occurrence, dans cette scène, je n’arrive pas à comprendre ce que veut dire le réalisateur. On peut voir que l’oeil pleure : parce qu’il vient de perdre un de ses proches ? Où parce que choisir Chance Gardiner met fin à cette société…? De même, je sais que ce film tenait beaucoup à Peter Sellers, qui lui aussi s’était mis à croire en une religion sectaire il me semble… Bref, voilà la question que je me pose en voyant cette scène.
Mis à part son côté politique donc, cette scène est très forte et très belle. Je vous conseille si vous parlez anglais de bien écouter le discours du Président et de faire attention à se dernière phrase, prononcé en écho et disant : « Life… is a state of mind. » Pour terminer, on ne sait toujours pas finalement qui est cet homme venu de nulle part. Il est juste là, Being There en somme… Bonne projo !




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