Un jour / Une scène: « 2001, l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick – 1968

7

Poster le : 01-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

On aime ou on aime pas ce film. C’est aussi simple que ça comparé au film qui lui est certainement l’un des plus complexes du Septième Art.

Ceux qui l’ont aimé sont généralement ceux qui se sont basés sur deux aspects du film assez différents : le propos et son esthétisme. Et ceux qui ne l’ont pas aimé se sont tout simplement ennuyés en le voyant.

On peut aimer ce film pour sa beauté et ses images tout comme on l’apprécie pour son avant-gardisme, son ingéniosité et son intelligence.

Pour ma part (et je sais c’est facile…) je me situe entre les deux. J’ai encore aujourd’hui du mal à vraiment le comprendre mais je sais clairement que la dernière partie est pour moi la plus intéressante, captivante et celle qui me parle le plus.

Le propos sur l’intelligence artificielle et  la confrontation entre l’homme et la machine est encore aujourd’hui, si ce n’est plus, d’actualité. Ce deuxième personnage qui est Hall m’a toujours fasciné et m’a toujours inspiré une très grande peur, d’où vient certainement ma méfiance pour les ordinateurs…

Bref, venons en à la scène d’aujourd’hui ou plutôt les scènes, assez courtes pour une fois ! 

Il s’agit donc du générique de début où la caméra effectue un travelling vertical donnant sur trois planètes différentes et de la scène finale où l’on voit le fameux foetus d’un enfant, symbole du commencement et de la vie. Deux points communs à ces deux scènes : sa musique et l’espace. 

Quelles comparaisons peut-on alors faire entre les deux ? La première est-elle une image des étapes de la vie d’un homme et celle de la fin arrive-t-elle à la conclusion que la terre tourne comme la vie, une génération en amène une autre et qu’il s’agit d’une lignée et d’une constante évolution ? 

N’hésitez pas à laisser vos commentaires à votre tour afin que nous en sachions plus sur ce film énigmatique.

Bonne projo !

 

Le générique

 

La scène ultime, où tout commence…

 

Un jour / Une scène : « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick – 1964

1

Poster le : 28-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Avec ce film, Kubrick rentre pour la première fois dans la satire politique en se basant sur un livre traitant de la dérive scientifique et sur la folie de l’armée et des tensions de la guerre froide.

L’un des meilleurs Kubrick. Il faut avoir oser parler de ce sujet et  l’écrire de cette façon quand même ! Si le film est réussi, c’est aussi grâce à l’idée originale d’avoir confié à Peter Sellers trois rôles différents. D’une part, que rêver de mieux pour un acteur d’accomplir ce challenge et d’autre part, cela permet de donner un côté original et amusant à cette satire.

Par ailleurs, l’humour noir est tellement présent dans ce film qu’il en est  presque violent : l’absurde atteint son comble lors de la conversation entre les Présidents des Etats-Unis et de la Russie. 

On rit, mais on réfléchit aussi, voilà la force du film. Les personnages sont d’un simplet que l’on se demande si nous ne sommes pas entourés de dirigeants de la même nature, je pense par exemple à notre grande ami George W. Bush

Aujourd’hui, je vous présente la scène finale qui est certainement restée dans la mémoire de tous les cinéphiles pour son côté déjanté et délirant.

Je vous invite à regarder la même scène décrite par un proche de Stanley Kubrick qui n’est autre que Michel Ciment, vous permettant ainsi d’avoir encore plus d’éclaircissement sur le film et son propos.

Bonne projo !

 

 

Un jour / Une scène : « Lolita » de Stanley Kubrick – 1962

0

Poster le : 27-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Vu il y a assez longtemps maintenant, je garde de Lolita un souvenir assez amer et c’est certainement son film que j’apprécie le moins dans sa filmographie.

Ici encore, on remarquera le sujet sensible utilisé en relation directe avec la nature de l’être humain puisqu’il s’agit de tabou et d’interdit mais surtout de passion dévorante menant rapidement à la folie. Du film, je me souviens de son générique magnifique mais aussi de cette rencontre entre James Mason et Sue Lyon qui a lieu au début et qui est assez marquante.

Comparé à ses autres films, je n’arrive pas à reconnaître vraiment la pâte de son réalisateur (dans cette scène par exemple), peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas accroché… Il faut dire que pour le coup, il s’agit plus d’un film centré sur la performance des acteurs et particulièrement celle de Peter Sellers dont je garde aussi un excellent souvenir.

Il reste cependant un bon film, je ne le déteste pas, loin de là mais il ne m’a pas procuré beaucoup d’effet. A revoir donc certainement afin de mieux l’analyser…

En attendant, je vous invite à redécouvrir cette scène de rencontre entre l’homme adulte et la très jeune Lolita !

Bonne projo !

Un jour / Une scène : « Les sentiers de la gloire » de Stanley Kubrick – 1957

2

Poster le : 26-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Faisant suite à Barry Lyndon, j’ai décidé de vous présenter les films selon un certain ordre et donc de les choisir en fonction de leurs réalisateurs. 

Nous commençons (ou plutôt continuons) dont avec Stanley Kubrick, certainement le plus grand réalisateur du Septième Art.

 

Pendant plus de 15 ans, Les sentiers de la gloire a été interdit en France ! Non pas pour sa violence ou sa vulgarité mais pour son propos outrageux lié à l’armée française et à la bêtise de ses généraux.

Le film raconte l’histoire de quelques soldats qui refusent l’ordre d’effectuer une mission-suicide sur le front et qui vont être fusillés pour ne pas avoir obtempéré aux exigences de leurs supérieurs. 

Kubrick a toujours aimé dans ses films faire un parallèle entre les horreurs du monde et la nature des hommes : qu’ils soient ambitieux (Barry Lyndon), torturés (Shining), violents (Orange Mécanique), obsédés (Eyes Wide Shut), fous (Full Métal Jacket) ou encore ingénieux (2001, l’odyssée de l’espace).

Dans chacun de ces cas le plus souvent, les situations se retournent toujours contre les personnages principaux et révèlent des traits de caractère que l’on avait jamais soupçonnés et qui sont en fait les vrais sentiments de l’homme qui est à la recherche du plus profond de lui-même.

Et cette idée est clairement présentée dans son troisième film dont je vous présente une des scènes les plus émouvantes.

Nous sommes à la fin du film et Kirk Douglas tombe sur ses soldats attablés autour d’une bière et attendant qu’une jeune Allemande chante un air pour leur faire plaisir. La conséquence va être inattendue et va provoquer un sentiment terrible chez les soldats.

Pour la petite anecdote, la femme chantant l’air allemand deviendra la femme de Stanley Kurbrick, et cela jusqu’à sa mort.

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Barry Lyndon » de Stanley Kubrick – 1976

1

Poster le : 21-11-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Le blog a maintenant 1 mois. Et vous vous demandez certainement : « Mais pourquoi a-t-il attendu autant de temps pour enfin mettre une scène d’un film de Stanley Kubrick ? » 

Tout simplement pour justement vous faire patienter. Et en choisissant Barry Lyndon, je souhaite vous présenter son meilleur film, à mon avis bien sûr !

On connaît la fameuse anecdote de ce film : Kubrick a réussi à obtenir un focal fabriqué par la Naza afin de pouvoir filmer sans lumière artificielle la lueur parfaite des bougies. Ainsi, la scène suivante est-elle entièrement tournée à la lumière naturelle et donne une atmosphère à la fois sensuelle, érotique mais tout aussi tragique et inquiétante.

Il faut aussi signaler pour ceux qui ne le savent pas que Kubrick a dû avoir recours à un anachronisme lorsqu’il utilise la musique de Franz Schubert. Voici sa raison :

« J’avais d’abord voulu m’en tenir exclusivement à la musique du XVIIIe quoi qu’il n’y ait aucune règle en ce domaine. Je crois bien que j’ai chez moi toute la musique du XVIIIe enregistrée sur microsillons. J’ai tout écouté avec beaucoup d’attention. Malheureusement, on n’y trouve nulle passion, rien qui, même lointainement, puisse évoquer un thème d’amour ; il n’y a rien dans la musique du XVIIIe qui ait le sentiment tragique du Trio de Schubert. J’ai donc fini par tricher de quelques années en choisissant un morceau écrit en 1814. Sans être absolument romantique, il a pourtant quelque chose d’un romanesque tragique » (Stanley Kubrick, dans Kubrick, Michel Ciment, Calmann-Levy).

 

Maintenant, qu’est-ce qui me fait aimer ce film plus que ses autres réalisations ? Peut-être parce que j’aime la peinture du XVIIIème siècle et que jamais auparavant un réalisateur n’avait réussi aussi bien à retranscrire les peintures de Thomas Gainsborough, John Constable, William Hogarth, George Stubbs, mais aussi des peintres comme Watteau et Chardin. On peut même encore citer Fragonard pour justement son côté érotique.

Que l’on regarde Don Giovanni, Les Noces de Figaro, Le Barbier de Séville, Cosi fan tutte du côté de l’Opéra. Quand on lit du Marivaux, du Beaumarchais ou encore de Laclos, on ne peut qu’inscrire Barry Lyndon dans son contexte de l’époque qui fut une période de remise en question de la sexualité, du libertinage, des faux semblants, des masques et des sentiments qui sont mis à l’épreuve. Mais surtout d’une ascension sociale permanente et obsédante pour certains. Barry Lyndon a recours à tous ces thèmes et c’est ce qui  fait sa grande force.

On pourrait analyser chaque plan pendant des heures, les contempler pour admirer cette réalisation tellement soignée et précise.

En attendant, je vous invite à redécouvrir cette scène silencieuse, saisissante, captivante, envoûtante… la liste peut-être bien longue en somme.

Bonne projo !