Comme son nom l’indique, Cowboys & envahisseurs ressemble à tout et à rien. On pencherait davantage pour la deuxième option tant le film est une plate copie de Transformers, E.T., Indiana Jones, Star Trek, on en passe et des meilleurs. Mais doit-on être étonné d’un tel constat ? A fortiori… oui puisque l’on retrouve au générique des noms d’habitués en la matière et d’autres en devenir si ce n’est déjà fait. Les premiers sont Steven Spielberg et Ron Howard, les autres le réalisateur Jon Favreau (Iron Man) et les deux scénaristes Roberto Orci et Alex Kurtzman (The Island, Zorro, Transformers, Mission Impossible III…).
Pour ce dernier « chef d’œuvre » du (ou des) genre(s), ce n’est pas moins de sept scénaristes qui ont pourtant été solicités pour pondre un scripte désolant à souhait, plate copie d’ingrédients déjà mélangés dans moults films précédents. Seule l’idée de base prévaut dans ce qui apparaît être une fiction inspirée du western The searchers de John Huston.
Mais pour cela, inutile de chercher bien loin puisque le film est tout simplement tiré lui-même de l’œuvre de Scott Mitchel Rosenberg, gérant de l’empire Platinum Studios. Le problème de ce Cowboys & envahisseurs provient tout simplement du regroupement raté de deux genres emblématiques du septième art qui n’avaient rien à faire ensemble. Certes, on retrouve les ingrédients du western (ruée vers l’or, ville en devenir, homme sans nom, apaches chamaniques…) mais qu’ont-ils réellement à voir avec ces extra-terrestres toujours aussi hideux et bavant de toute part, mélange à nouveau d’un Godzilla et d’un Alien… ?
Au vue de la musculature imposante de Daniel Craig, c’est à se demander si ce n’est finalement pas lui qui vient d’une autre planète qui serait celle du cliché, ou d’une mauvaise pub pour Malboro Classic. A ses côtés, l’inégalable Harrison Ford essaye de faire face à cette nouvelle génération tant bien que mal tout en gardant son sourire au coin des lèvres avec quelques rides en plus malheureusement. Peut-être est-ce là le vrai constat de ce film très proche de Super 8 : que décidemment la « new american blockbuster generation » ne pourra jamais égaler les vieux maîtres du Nouvel Hollywood.
EB









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