« Cowboys & envahisseurs » – Daniel Craig – Critique

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Poster le : 10-08-2011 | Par : Edouard | dans : Nouveaux Films

Comme son nom l’indique, Cowboys & envahisseurs ressemble à tout et à rien. On pencherait davantage pour la deuxième option tant le film est une plate copie de Transformers, E.T., Indiana Jones, Star Trek, on en passe et des meilleurs. Mais doit-on être étonné d’un tel constat ? A fortiori… oui puisque l’on retrouve au générique des noms d’habitués en la matière et d’autres en devenir si ce n’est déjà fait. Les premiers sont Steven Spielberg et Ron Howard, les autres le réalisateur Jon Favreau (Iron Man) et les deux scénaristes Roberto Orci et Alex Kurtzman (The Island, Zorro, Transformers, Mission Impossible III…).

Pour ce dernier « chef d’œuvre » du (ou des) genre(s), ce n’est pas moins de sept scénaristes qui ont pourtant été solicités pour pondre un scripte désolant à souhait, plate copie d’ingrédients déjà mélangés dans moults films précédents. Seule l’idée de base prévaut dans ce qui apparaît être une fiction inspirée du western The searchers de John Huston.

Mais pour cela, inutile de chercher bien loin puisque le film est tout simplement tiré lui-même de l’œuvre de Scott Mitchel Rosenberg, gérant de l’empire Platinum Studios. Le problème de ce Cowboys & envahisseurs provient tout simplement du regroupement raté de deux genres emblématiques du septième art qui n’avaient rien à faire ensemble. Certes, on retrouve les ingrédients du western (ruée vers l’or, ville en devenir, homme sans nom, apaches chamaniques…) mais qu’ont-ils réellement à voir avec ces extra-terrestres toujours aussi hideux et bavant de toute part, mélange à nouveau d’un Godzilla et d’un Alien… ?

Au vue de la musculature imposante de Daniel Craig, c’est à se demander si ce n’est finalement pas lui qui vient d’une autre planète qui serait celle du cliché, ou d’une mauvaise pub pour Malboro Classic. A ses côtés, l’inégalable Harrison Ford essaye de faire face à cette nouvelle génération tant bien que mal tout en gardant son sourire au coin des lèvres avec quelques rides en plus malheureusement. Peut-être est-ce là le vrai constat de ce film très proche de Super 8 : que décidemment la « new american blockbuster generation » ne pourra jamais égaler les vieux maîtres du Nouvel Hollywood.

EB

Gregory Crewdson – « Beneath The Roses » – Gallerie Daniel Templon

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Poster le : 01-03-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents

Gregory Crewdson est très certainement le meilleur photographe du XXIème siècle.

Je l’ai découvert à la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain) il y a deux ans de cela et immédiatement, j’ai été attiré par ses oeuvres fascinantes et si cinématographiques.

Jamais je n’ai vu de photos qui se rapprochent autant du Septième Art. Chacune de ses oeuvres nous décrit une scène parfaitement tournée, comme si nous faisions partie du décors et que la scène se déroulait devant nous. C’est cette impression qui est si magique en fait. Même si l’image reste statique, plus on la regarde, plus elle se met à prendre forme et à bouger devant nous. Cette « magie » nous permet ainsi de bien cerner les différentes situations et de s’identifier aux personnages qui composent le cadre.

Faisant référence à des peintres comme Edward Hopper, des cinéastes comme Spielberg ou d’autres photographes comme Stephen Shore,  Gregory Crewdson a réussi à se démarquer de ces maîtres grâce à un travail minutieux, réfléchi et professionnel, comme seuls les grands photographes savent faire. Plus que cela, sa vision d’une Amérique et de ses habitants semblant perdus accentue le sentiment de mal être que l’on peut ressentir en regardant bien ses photos, baigné à chaque fois par une lumière mystique et intemporelle.

Si vous aimez ce photographe, alors n’hésitez pas et courez voir l’exposition qui lui est consacrée à la gallerie Daniel Templon jusqu’au 25 avril à Paris.

Si vous souhaitez en savoir plus sur son oeuvre et sa manière de travailler, je vous invite très fortement à aller voir ce site internet qui vous donnera toutes les explications :

http://www.galerie-photo.com/gregory-crewdson.html

En attendant et pour vous donner l’envie de découvrir cet artiste, voici une petite sélection de ses photographies :

Un jour / Une scène: « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal » de Steven Spielberg – 2008

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Poster le : 09-02-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Avec une petite absence de quelques jours (je vous prie de bien vouloir m’en excuser…), me revoilà pour vous parler du dernier film de notre super ami maintenant, le très cher Steven Spielberg.

Et malheureusement, ce n’est pas pour en dire du bien car admettons le, ce dernier Indiana Jones était assez décevant, même très décevant avec du recul. 

On retiendra peut-être la performance d’ Harrison Ford qu’on ne regrette pas de retrouver dans son rôle d’aventurier et qui a plutôt l’air de s’être amusé en le tournant. On peut d’ailleurs dire que toute l’équipe a eu l’air de prendre du plaisir à tourner ce quatrième épisode. Mais bon, étions-nous  obligés de lui coller un fils au fesse ! Oui, si on veut que la saga continue et pour que les studios gagnent encore plus d’argent !

Aujourd’hui je ne vous propose pas de scène mais plutôt son making-of où l’on pourra d’abord voir la bande-annonce du film puis comprendre la genèse du film et son tournage.

Ici se termine la rétrospective consacrée à Steven Spielberg. J’espère que cela vous a plus de (re)découvrir certaines scènes de ses films ou d’en avoir un peu plus appris sur son travail et ses thèmes de prédilection. 

A partir de demain, nous commencerons la rétrospective d’un autre très très grand réalisateur ; certainement le plus inventif et le plus dynamique d’aujourd’hui et qui n’est autre que David Fincher !

Mais en attendant… place au Making-Of de Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal !

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Munich » de Steven Spielberg – 2005

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Poster le : 21-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Sujet sensible, film difficile.

Spielberg s’attaque ici à une partie de l’histoire qui a marqué les esprits et qui se situe en 1972,  lors de la prise en otage de l’équipe Olympique Israélienne par des  membres de    l’organisation  palestinienne,                          

Septembre noir durant les jeux olympiques de Munich.

Le film raconte bien évidemment cet événement, mais narre aussi les conséquences de cet acte, vu du côté Israélien, en prenant comme « héros » un jeune agent du Mossad (joué par Eric Bana) et employé par le gouvernement de Golda Meir afin de traquer onze commanditaires de la prise d’otage. 

Avant de parler de la scène d’aujourd’hui, écoutons Steven Spielberg introduisant son film et expliquant les raisons qui l’ont poussé à le réaliser :

 

 

Comme souvent chez Spielberg, les scènes d’actions violentes et marquantes sont sans musique, froides, sèches et nous glacent le sang. Ici, la scène de la fusillade à Beirut est réalisée de la même façon.

Un certain silence préparatif s’installe avec l’arrivée des soldats en bateau  et se déguisant en fille afin de tromper les Palestiniens, tout cela sous les yeux des agents principaux ne pouvant s’empêcher d’avoir un petit sourire nerveux. 

On remarquera à nouveau l’image et la couleur employées par le réalisateur : une atmosphère froide (avec toujours ce bleu flouté) et le côté humide qui baigne le film (la pluie y est beaucoup présente). 

Steven Spielberg filme cette scène de deux façons différentes : tout d’abord, comme dans Le soldat Ryan, d’un côté, documentaire avec une caméra à l’épaule suivant les agents comme si nous étions avec eux, et l’autre façon plus générale nous permettant aussi de nous en détacher et de voir cette action de loin. Ce qui rend notre place encore plus difficile puisque nous sommes spectateurs et ne pouvons agir sur ce qui se passe. Nous sommes donc dans le voyeurisme total et la violence pure. 

On fera encore une fois attention aux différents sons qui sont dans cette scène avec le bruit précis des armes, comme ce pistolet silencieux ou encore ces mitraillettes. 

D’après ce que j’ai pu lire et entendre sur ce  film et cette scène, Spielberg s’est avant tout basé sur un livre écrit par un ancien agent du Mossad ayant participé à toutes ces opérations, et a essayé de reproduire la scène dans son originalité (l’homme tué derrière la porte, celui tué dans son lit…).

Par ailleurs, un détails important est à mentionner ici : avant de tuer ces palestiniens, les agents du Mossad veulent vérifier, avec une photo des preneurs d’otages, qu’il s’agit bien de la bonne personne à abattre. Même si pour le premier tué, un agent montre la photo à son compère, la deuxième photo est, semble-t-il, destinée à la caméra, et donc à nous spectateurs. Comme si, en quelque sorte, Spielberg souhaitait insister sur le fait que l’opération visait uniquement ces commanditaires et que les précautions ont été prises avant.

Il en reste une scène bien filmée et bien rythmée, malgré tout ce que l’on peut dire sur la représentation en image de cette opération.

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « La Guerre des Mondes » de Steven Spielberg – 2004

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Poster le : 19-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

La Guerre des Mondes était énormément attendu et un buzz incroyable avait circulé sur le net. Certainement pour trois raisons différentes : la première due à la deuxième collaboration entre Tom Cruise et Steven Spielberg, la seconde due au fait que cela soit un remake du film d’Orson Wells et tiré du roman ultra connu de H.G. Wells et enfin (et surtout) parce qu’on a entendu beaucoup de rumeurs sur le rapprochement fait entre l’affiche du film (ainsi que son thème) et la scientologie. 

Laissons les internautes débattre de ce sujet et attardons-nous maintenant plus sur le film lui-même (je sais, des messages scientologiques y baignent aussi…). 

Figurez-vous qu’avant la sortie du film, j’avais fait beaucoup de cauchemars, imaginant que Paris était à son tour envahi par des extra-terrestres et que le monde entier se mettait à vraiment trembler ! La seule solution étant bien sûr d’échapper à ces créatures destructrices. Bref, j’avais déjà en tête le scénario du film, bien que cela ne soit pas bien difficile à deviner !

Pour ceux qui l’ont vu, la plupart du temps, les réactions sont les mêmes : la première partie est géniale et la seconde effroyable. Et bien je suis en accord avec ce commentaire. Autant le début du film est prenant, angoissant, palpitant et impressionnant… autant la fin tombe dans le n’importe quoi, les grands sentiments et un certain ennui.

Nous allons donc nous attarder plus spécifiquement sur la première partie du film (jusqu’au moment où Tom Cruise  rencontre Tim Robbins grosso-modo). 

Le plus inquiétant dans cette partie est, bien entendu, l’arrivée des aliens semant la panique mais aussi cette scène de nuit où Tom Cruise et sa famille arrivent en voiture afin de prendre un bateau pour tenter d’échapper à ces créatures venant d’ailleurs. 

Je m’explique : ce qui fait le plus peur à ce moment là ne sont  pas les extra-terrestres mais tout simplement les êtres humains. Imaginez-vous à votre tour suivant une grande foule se dirigeant au même endroit jusqu’au moment où le danger approche à grands pas et que tout le monde s’affole : croyez moi, cela sera certainement chacun pour sa peau, quitte à vous faire marcher dessus, vous faire pousser de toute part et qu’on vous laisse tomber. En gros : l’homme est un loup pour l’homme. 

J’aurais souhaité vous montrer cette autre scène, un peu plus tard dans le film, où l’on voit cette même foule se diriger vers le bateau. Soudainement, la petite héroïne est la seule à se retourner car elle sent les créatures s’approcher… ces derniers émettent leurs fameux sons inaudibles… et là grosse panique : petit à petit, chacun essaye d’atteindre le plus vite possible le navire. Scène tellement cinématographique et basique du film catastrophe, on prend tout de même à chaque fois un malin plaisir à y assister, comme c’était aussi le cas dans Cloverfield, au moment où la foule franchit le Brooklyn Bridge.

Mais venons-en maintenant à la scène d’aujourd’hui, un peu plus tôt dans l’histoire et où Tom Cruise essaye d’atteindre la seule voiture qui fonctionne (quelqu’un peut m’expliquer comment et pourquoi elle marche alors que tout est paralysé ????). Il s’agit ici d’un plan séquence assez mémorable, super bien fait avec cette caméra qui se balade à droite, à gauche et réussissant à pivoter autour de la voiture qui fonce à travers divers obstacles. En parlant de cela, il est incroyable de voir que, comme par hasard, le conducteur a la place exacte pour pouvoir circuler sur la route.

Bref, analysez bien cette scène car elle reste assez mémorable, bien que l’on imagine facilement qu’elle a été tournée sur fond vert… (si quelqu’un connaît le moyen technique utilisé, on l’ écoute !).

Bonne projo !

 

Un jour / Une scène: « Le Terminal » de Steven Spielberg – 2003

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Poster le : 14-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Pas grand chose à dire sur ce film qui m’avait ennuyé et qui était long et en fin de compte pour ne pas raconter grand chose : trop de bons sentiments, je ne suis pas rentré dans le film malgré le sujet plutôt intéressant et tiré d’une histoire vraie.

Ce qui est impressionnant en revanche est de voir le travail qui a été fait pour recréer un tel plateau de tournage. Il a fallu en effet trouver un hangar vide afin de construire ce Terminal fictif et employer je ne sais combien de personnes pour arriver à un tel résultat, on peut dire, impressionnant. Cela a dû être passionnant de travailler sur un tel projet.

Je ne m’attarderai pas trop sur ce film aujourd’hui, mais je vous propose tout de même cette scène bateau et sans grand intérêt, au moment où Tom Hanks invite Catherine Zeta-Jones à diner sur la terrasse du terminal. On remarquera quelques travellings rapides et un plan fixe de l’ensemble de la table. 

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Attrape-moi si tu peux » de Steven Spielberg – 2002

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Poster le : 13-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Le jeu du chat et de la souris vu par Spielberg ! Et bien, c’était un très bon divertissement. Rien d’extraordinaire non plus mais le scénario était assez prenant pour que l’on passe un bon moment et qu’on prenne part aux arnaques de ce jeune garçon, parti de rien pour devenir l’un des plus grands escrocs.

Ce qui fait le charme de ce film réside sûrement sur ce personnage pour lequel on est finalement attaché et pour qui tous ses actes ne représentent à ses yeux qu’un simple jeu, ou une façon d’aller à chaque fois encore plus loin dans ses démarches. Mais à y regarder de plus prêt, on verra qu’il s’agit encore d’une histoire d’enfant, comme Steven Spielberg aime tant à nous le montrer dans presque chacune de ses réalisations.

Il s’agit d’un film d’amour et sur l’acceptation de soi-même mais encore plus d’une histoire d’un jeune garçon ne réussissant finalement pas à pouvoir vivre comme tout le monde au sein de la société. Une mère collante et lui procurant trop d’amour, un père absent plutôt looser et ne pouvant exprimer ses vrais sentiments, une absence de vrai ami proche… toutes ces raisons sont en fin de compte les explications à son comportement.

Film hommage à ceux des années 50/60, la musique du film joue un rôle crucial dans ce long-métrage et fait aussi partie de son succès. Pour cela, j’ai décidé pour une fois de vous montrer deux vidéos différentes. 

Dans la première, le fameux générique de début résumant la chasse entre Tom Hanks et Leonardo di Caprio. Essayez de bien écouter cette musique de générique et d’y déceler les quelques références.

Je vous invite ensuite à regarder ce court reportage sur justement cette bande-son avec des interviews des deux maîtres : messieurs John Williams et Steven Spielberg.

Bonnes projos ! 

Générique de « Catch me if you can »

 

Interview de John Williams et Steven Spielberg

Un jour / Une scène: « Minority Report » de Steven Spielberg – 2002

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Poster le : 12-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Et nous restons toujours dans le futur avec cet autre film de Steven Spielberg mettant en scène un jeune chef policier pouvant connaître à l’avance les meurtres qui vont être commis et ainsi arrêter les criminels avant qu’ils ne puissent passer à leurs actes. C’est avec malheur qu’il va alors se voir lui-même en image, assassinant une personne qu’il ne connaît pas, et devenant ainsi la cible de toute la police.

J’avais bien aimé ce film à sa sortie malgré sa longueur (2h30) et qui est la première collaboration entre notre réalisateur et notre idole Tom Cruise (je considère au passage cet acteur comme étant un vrai comédien qui m’a plusieurs fois impressionné au cinéma malgré son appartenance à la scientologie).

Le film baigne dans une lumière froide (le bleu) et utilisant toujours le même procédé du contre-jour par moments avec ces lumières qui nous éblouissent et ainsi donnent une atmosphère particulière à l’histoire.

La scène d’aujourd’hui est l’une des plus connues du film. Recherché par la police, notre héros va alors tenter de s’enfuir en procédant à des tours de passe-passe qui font notre plus grand bonheur. 

Regardons-la et on en parle ensuite. Bonne projo !

 

Il est ici en premier lieu intéressant de voir la mise en situation. Nous arrivons sur un premier plan scindé en deux parties distinctes qui sont un journal que nous voyons en flou et Tom Cruise qui semble être fatigué, voire épuisé (il faut dire que le rôle qu’ont ses yeux dans le long-métrage y jouent pour beaucoup). Puis arrive le deuxième plan nous dévoilant une plus large partie du lieu (le métro) et un travelling avant se focalisant sur le journal vu plus tôt (le raccord est assez mal fait en rapport avec la position de l’acteur). Etant dans le futur proche, le journal est maintenant électronique et permet de recevoir les news en direct. Se joue alors un regard chassé-croisé entre le lecteur (est-ce le réalisateur Cameron Crowe ?) et le héros. Ca y est, le stress commence à monter.

Puis c’est la fameuse rencontre entre la police et le pseudo-criminel et donc de la course-poursuite. La musique se met en place, l’avertissement du chef du groupe est annoncé et l’on se retrouve dans une impasse déserte remplie de flaques d’eau. On remarquera ici l’image particulièrement bleue et scintillante.

On découvre grâce à deux travellings la présence des policiers avec leurs superbes machines leurs permettant de s’envoler dans l’air. Puis c’est la confrontation : contre plan sur Tom Cruise, champs-contre champs, plan centré sur lui afin d’accentuer sa réplique, plan en plongée pour intensifier le lieu et montrer qu’il semble être pris au piège, la musique monte, on sent qu’il va se passer quelque chose… Et on entend enfin la phrase qui était sur l’affiche du film et dont s’est basé tout le marketing: « Everybody runs« . A partir de là, l’action commence vraiment.

Il serait long de décrire chaque plan par la suite mais ce qui est intéressant est de voir l’aspect comique ou burlesque qui réside dans cette séquence. Comme on l’avait vu pour Les Dents de la Mer, Duel ou encore Indiana Jones, Spielberg utilise le même procédé : malgré le suspense et la dureté des événements, un côté absurde rentre dans l’ action comme cette vieille dame cuisinant ses hamburgers, cette famille déjeunant tranquillement à table ou encore cette jeune saxophoniste chez qui la scène se termine. 

Alors oui, c’est un procédé connu et archi-connu (il n’y a qu’à voir La Momie par exemple) mais il ne faut pas oublier que c’est lui qui a mis en place cette forme de narration et qu’il continue à l’utiliser.

Voilà donc un petit aperçu d’une scène de ce film prémonitoire (?) et qui était un bon divertissement. A revoir bientôt en tout cas.

Dernier point important. Si on regarde l’affiche française, on pourra voir, non pas un commentaire d’un magazine tel que Studio ou Ciné Live qui semble aimer tout ce qui sort en salle et toutes les bêtises qui peuvent exister…, mais celui de notre ami Michel Ciment, affirmant qu’il s’agit du meilleur film du réalisateur. Même si je ne suis pas d’accord avec lui, je trouve formidable qu’il puisse apparaître ici et que le magazine Positif soit enfin cité !

 

 

Un jour / Une scène - »A.I. Intelligence Artificielle » de Steven Spielberg – 2001

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Poster le : 08-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Et l’on en arrive au film que Kubrick aurait dû faire, mais projet qu’il n’a pu accomplir en raison de sa mort durant le montage du film Eyes Wide Shut… C’est donc son ami Steven Spielberg qui a repris le scénario et qui l’a adapté à sa manière.

Le résultat est malheureusement décevant… Et le public n’a d’ailleurs pas vraiment suivi cette aventure lors de sa sortie. Et pourtant, le sujet avait de quoi nous émerveiller.

Spielberg a tenté de le faire, mais à mon goût, le film est trop sentimental, trop faux pour que l’on croit vraiment à cet enfant-robot pourvu d’émotions et de sentiments.

Ce long-métrage a de quoi nous faire réfléchir sur le futur et la fonte des glaces ou comme on en avait déjà parlé dans 2001, l’odyssée de l’espace, de la fameuse intelligence artificielle et de ses robots mais cela ne prend pas.

Regardons la scène avant d’en parler davantage. Bonne projo !

 

 

Ce qui est étrange chez Spielberg est la représentation qu’il fait des extra-terrestres. C’est comme s’il les connaissait et les avait déjà vus ! Je m’explique : que cela soit dans Rencontre du troisième type, La Guerre des Mondes ou le dernier Indiana Jones : l’image de l’extra-terrestre est tout le temps la même : une espèce de grande et fine personne sans vraiment de trait au visage qui semble flotter dans l’air, ou en marchant, et qui ne nous inspire que de la peur et de la méfiance. En fait, il nous représente l’extra-terrestre comme on l’a toujours montré à l’écran et jamais d’une autre façon. 

Mais revenons plus spécifiquement à la scène d’aujourd’hui :

A l’inverse de ce dernier film, Spieblerg nous montre un robot à l’opposé de Hal du film de Kubrick : alors que celui-ci est programmé pour remplir une mission, quitte à devoir tuer les membres de son équipe, le robot de Steven, David, n’a qu’une seule mission qui est d’apporter de l’amour, du réconfort et des émotions fortes.

La scène que je vous montre aujourd’hui renforce mon opinion : en cherchant à tout prix un sentiment d’apitoiement ou de faux bonheur, la scène dégouline de bons sentiments à l’image de la photographie du film. On remarquera à ce propos le changement radical de la photo dans les films de Spielberg que l’on retrouvera plus tard dans ses longs-métrages suivants (Catch me if you can, Minority Report ou encore La Guerre des Mondes).

Cette lumière a pour principe d’effectuer beaucoup de contre-jour et de créer une sorte d’image quelque peu floutée avec des couleurs très claires ressortant le plus souvent, parfois même sepia, mais tellement éblouissante qu’il en devient impossible de voir les images. Cela lui permet certes d’effectuer quelques transitions ou quelques changements de plans mais au final, il en reste un résultat trop mielleux.

Nous sommes évidemment dans le futur, et c’est certainement pour cette raison qu’il a choisi ce moyen. Mais en rajoutant en plus une musique languissante, triste et elle aussi remplie de bons sentiments, la magie ne prend plus tellement le trait est exagéré.

On pourra aussi remarquer la voix off qui baigne dans le film et qui est un autre point commun au film de Stanley Kubrick permettant ainsi de donner des informations supplémentaires aux spectateurs et de le guider dans le choix de la vision du spectateur. On l’a d’ailleurs souvent assimilé à la voix du réalisateur/scénariste contant son histoire…

 

Enfin, même si j’ai été dur envers ce film, je peux tout de même comprendre ceux qui l’ont aimé et qui l’attendrissent, comme notre héros David attendrit sa chère maman.