Un jour / Une scène: « Les aventuriers de l’Arche perdu » de Steven Spielberg – 1981

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Poster le : 18-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Je n’étais même pas né quand ce film est sorti mais il reste quand même culte bien que je n’aie pu le découvrir au cinéma !

Le premier Indiana Jones de la fameuse saga qu’on ne présente plus.

Venons-en donc directement à la scène d’aujourd’hui.

Devenu culte comme beaucoup d’autres, on voit ici Harrison Ford accompagné d’Alfred Molina arrivant au fond de la caverne afin de dérober un trésor inestimable (original non ?). Bien entendu, tout ne va pas se passer comme prévu… 

A nouveau, ce qui est très intéressant ici est de voir l’humour qu’utilise Steven Spielberg afin de rassurer le spectateur, que ce soit au second degré ou même de l’humour noir. On sait très bien ce qui va se passer et qu’Indiana Jones va s’en sortir (du moins on le pense !) mais cela ne nous empêche pas de stresser pour ces différentes situations comme si nous l’accompagnions dans ses quêtes.

De même, la musique joue beaucoup et les différents plans utilisés tout aussi bien : zoom arrière nous permettant de découvrir le lieu, zoom avant pour intensifier le stress de la découverte, travelling latéral accéléré pour montrer le danger…

Je vous laisse maintenant  redécouvrir cette scène en vous conseillant tout de même de regarder derrière vous si une boule géante ne vous fonce pas dessus !

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Rencontre du troisième type » de Steven Spielberg – 1978

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Poster le : 17-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Le premier film de Spielberg sur les extra-terrestres. Il faut le dire, le futur et l’espace ont toujours été une fascination pour notre réalisateur, jusqu’à mettre en scène plusieurs films sur ces deux sujets : Rencontre du troisième type, E.T., Minority Report, Intelligence Artificielle, La Guerre des Mondes et plus récemment le dernier Indiana Jones.

Cependant chacun de ses films a une approche totalement différente les unes des autres. Pour celui qui nous concerne aujourd’hui, il fait bien entendu echo à la représentation de l’Alien Roosevelt qui semble rester encore aujourd’hui un grand secret et caché dans la fameuse zone 51 située au fin fond du désert californien (qui sera d’ailleurs parodié dans le dernier Indiana Jones).

Bref, la scène d’aujourd’hui se situe vers la fin du film lorsque les êtres humains arrivent à dialoguer avec ces êtres inconnus. Ce qu’il y a de formidable dans cette scène, c’est la présence du son, de ces quelques notes qui restent, une fois entendues, dans les mémoires de cinéphiles.

Plus que des notes, il s’agit d’un air : il pourrait d’ailleurs faire penser à de la musique du courant minimalisme qui venait de faire son apparition à cette époque ou encore tiré d’un album de Gershwin ou même de Berstein

Je pense surtout y voir aussi un hommage au fil précédent de Spielberg avec la fameuse musique des dents de la mer. Même si c’est certainement faux, je fais aussi le lien avec 2001, l’odyssée de l’espace avec tous ces hommes qui regardent ce vaisseau, obnubilés par un tel phénomène.

Et c’est justement là où Spieblerg est très fort : encore une fois des plans en contre-plongée, un état des lieux du décor et un jeux d’ombres extra-ordinaire (c’est le cas de le dire !). Il utilise la position des hommes stupéfiés par un tel événement de tous les côtés : de face, de profil, en longueur, en largeur, en hauteur…

Tout ça afin que l’on puisse voir l’imposant vaisseau et rendre ce moment encore plus non pas magique mais… inimaginable.

Et ce qu’il y a de plus inimaginable est ici la présence de notre cher François Truffaut. Par sa présence, Spielberg, encore tout jeune, nous montre à quel point il est un vrai passionné de Septième Art et qu’il a une culture cinématographique imposante.

Je vous laisse maintenant regarder  cette scène et n’hésitez pas à laisser vos commentaires si vous avez d’autres types d’interprétations.

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Les dents de la mer » de Steven Spielberg – 1975

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Poster le : 16-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Nous voilà arrivés au film qui a changé toute la donne à Hollywood en instaurant le film pop-corn et qui a permis de propulser le marketing comme étant un élément central de l’industrie hollywoodienne.

Pas besoin de raconter l’histoire il me semble mais juste à apprécier cette scène mémorable et qui est bien sûr culte de chez culte !

Il faut aussi avouer que la musique de John Williams a rendu encore plus connu ce film, ce qui a permis à Steven Spielberg de collaborer avec lui par la suite sur presque tous les films du réalisateur.  

Pour ceux qui se souviennent de cette scène, pensez-vous vous rappeler exactement le lieu où vous l’avez visionnée pour la première fois ? Quel sentiment avez-vous ressenti à ce moment là?

Pour ma part, je me souviens avoir été seul chez moi et être tombé par hasard dessus en pensant que c’était un énorme film d’horreur. Je me souviens donc très bien de cette scène qui m’avait marqué à jamais et que je prends heureusement plaisir à regarder aujourd’hui !

Bonne projo !

 


les dents de la mer

 

Il est amusant de comparer cette scène avec celle d’hier et tirée du film Duel, toujours du même spielberg. Quelque part, la situation est la même : on sent un danger venir, le stress monte, monte jusqu’au moment décisif où l’on sait qu’il va arriver quelque chose ce qui est  dû à la caméra subjective qui monte doucement vers la jeune fille.

De même, comme dans Duel, un personnage tiers est présent : ici il s’agit du jeune amant ivre mort et dans l’autre une vieille femme qui élève des animaux. Bref, dans les deux cas le but est le même : créer un sentiment de peur et d’effroi chez le spectateur mais tout en donnant un côté « comique » à la situation.

 

P.S: désolé de ne pas avoir mis de scène du précédent film de Spielberg The Sugarland Express. Ne l’ayant pas encore pu, je ne souhaitais pas en parler tout de suite.

Un jour / Une scène : « Duel » de Steven Spielberg – 1971

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Poster le : 15-12-2008 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Après Stanley Kubrick, nous allons à partir d’aujourd’hui nous intéresser à un autre grand réalisateur, fan du premier et qui n’est autre que Steven Spielberg. Nous continuons avec un réalisateur américain car pour moi, ces deux réalisateurs se complètent. Dans un premier temps parce qu’ils se connaissaient bien et parce que Spielberg s’est toujours défendu en déclarant sa passion pour le cinéma de Kubrick. La preuve en a été la réalisation d’ Intelligence Artificielle qui fut à l’origine une idée de ce dernier.

Spielberg est avant tout LE réalisateur qui a changé la donne à Hollywood vers la fin des années 70 et qui a initié les fameux Blockbusters.

Il faut redire qu’Hollywood venait tout juste de vivre une période incroyable dans son cinéma que l’on appelle aujourd’hui Le Nouveau Hollywood avec comme film phare et emblématique Easy Rider de Denis Hopper. 

Voici ce que Wikipedia nous dit sur ce mouvement : 

 

Le Nouvel Hollywood désigne

un  mouvement cinématographique américain de la fin des années 1960 au début des années 1980, qui modernisa de façon significative la production de films à Hollywood. Ce cinéma, inscrit dans la contre-culture et influencé par le néoréalisme italien et la Nouvelle Vague française, se caractérise par la prise de pouvoir des réalisateurs au sein des grands studios américains et la représentation sous une nouvelle radicalité de thèmes alors tabous comme la violence ou la sexualité. Le Nouvel Hollywood renouvela également les genres classiques du cinéma américain (westernfilm noir) ou les « déconstruisit » en s’affranchissant des conventions de ceux-ci.

La période relativement courte du Nouvel Hollywood est considérée comme une des phases les plus importantes du cinéma du point de vue artistique, et révéla de nombreux réalisateurs comme Francis Ford CoppolaMartin Scorsese et Denis Hopper.

 

Arrive donc Steven Spielberg, jeune réalisateur tout juste diplômé de la fameuse université UCLA située à Los Angeles et qui va donc être invité à tourner un film de commande pour la télévision dont l’histoire est très simple :

Un jeune commercial roule tranquillement sur les routes mythiques de Californie quand soudain un énorme poids lourd va se mettre à le poursuivre avec qu’un  seul objectif qui sera de le tuer.

Ce film, si vous ne l’avez pas vu, est très intéressant à regarder et surtout marque les esprits pour son histoire et sa réalisation, un exemple donc aujourd’hui avec ce court extrait. Etant paniqué d’être poursuivi par un fou, notre héro se réfugie dans une cabine téléphonique afin d’avertir la police du danger qu’il encourt lorsque soudainement, le poids lourd fou va tenter de lui rentrer dedans pour le tuer.

Mais voyons la scène avant d’en parler :

D’abord le deuxième plan : la caméra est au ras du sol et filme au loin le camion, tranquille à l’arrêt mais, par cette contre-plongée, on peut déjà sentir qu’il prépare quelque chose… Vient le dialogue entre le commercial et la police qui est assez burlesque et qui permet de faire encore plus monter la pression chez le spectateur et commencer à l’énerver au même point que le personnage du film.

Vient ensuite un plan d’ensemble qui présente le lieu d’où l’homme téléphone et enfin le démarrage du camion : pas moins de 7 plans rien que pour cela et pratiquement tous en contre-plongée !

Et ce qui suit est –  je trouve  – fabuleux : la caméra filme toujours le héros mais se situe un peu plus loin face à la cabine téléphonique permettant de laisser un petit passage à gauche pour voir le camion arriver à toute allure afin de l’écraser. De même, à ce moment là, notre commercial prononce cette phrase qui décrit toute l’histoire du film : 

« I’d like to report a truck driver that’s been endangering my life! »

A partir de là, une succession de plans et de situations rajoutant au stress du film (la présence de serpents, d’araignées…) nous arrivent en plein dessus comme ce camion fonçant vers notre ami. 

Je vous invite maintenant à la revoir et n’hésitez pas à laisser vos commentaires ! Bonne projo !