« Toy Story 3″ – Pixar – Tout a une fin…

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Poster le : 04-08-2010 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Nouveaux Films

Sorti en 2009, Coraline avait prouvé que la 3D rendait surtout service aux films d’animation. L’arrivée un an plus tard de Toy Story 3 sur le même support prouve la réussite de cette nouvelle technologie et confirme que les studios Pixar produisent les meilleurs films actuels. La troisième aventure du cowboy Woody et du spationaute Buzz l’éclair est à nouveau un pur joyau et renoue à nouveau avec notre enfance.


Pour tous ceux qui ont découvert comme nous Toy Story il y a maintenant 15 ans (déjà !), une nouvelle étape vient d’être franchie ; nous sommes définitivement rentrés dans l’âge adulte.  A l’image d’Andy que l’on a vu grandir, il faut se faire à l’idée que toutes les bonnes choses ont une fin. Les trois gourous de l’univers Pixar, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich, se sont associés pour pondre une histoire encore une fois attachante, drôle et sensible dans laquelle apparaissent de nouveaux jouets, de nouveaux personnages et la nouvelle génération Z, digne successeur. Pour les habitués, tous les éléments sont réunis pour nous replonger dans le monde féérique des jouets d’Andy. La scène d’ouverture, l’une des plus réussites de la trilogie, est là pour le prouver : Monsieur Patate est toujours ce bandit infaillible  accompagné de sa femme démoniaque et de son maître-cochon Bayonne tandis que les aliens verts sont toujours au rendez-vous avec leur fameux « grapiiiin ».

De l’utilité de la 3D et du numérique

La 3D est une réussite et confirme qu’elle s’applique mieux aux films d’animations qu’aux films dits « humains». La qualité visuelle est indéniable et se ressent, outre dans la première scène, dans la scène finale qui se déroule dans une décharge semblable aux affres de l’enfer. Les plus émotifs seront bienheureux d’apprendre que malgré les lunettes 3D, il sera tout de même possible de verser quelques larmes sans que la qualité visuelle n’en soit perturbée. Tout cela grâce au compositeur Randy Newman, décidément attitré aux films Pixar, et qui sait comme nul autre rendre musicalement cette univers innocent et espiègle. Rajoutez une projection en numérique (forcément) et vous serez comblés. On en profite pour conseiller la compilation Disney – Pixar: Greatest en écoute sur Deezer en suivant ce lien.

VO ou VF ?

Faut-il aller voir Toy Story 3 en VO ou en VF ? Grand partisan irrévocable de la version originale, on conseillera exceptionnellement d’aller le voir… en version française. Si comme nous vous avez baigné dans la culture Pixar et avez découvert le premier opus doublé en français, alors vous nous comprendrez facilement. Outres les voix attachantes et habituelles de Jean-Philippe Puymartin, doubleur officiel de Tom Hanks et de Richard Darbois (qui a déjà doublé nombre d’acteurs américaines tels Harrison Ford, Richard Gere, Danny Glover ou encore Bill Murray), on sera surtout sous le charme continuel du trio Jacques Balutin (Zig-Zag), Henri Guybet (Rex) et Patrick Préjean (Bayonne). Nouveaux à l’appel, les acteurs Frédéric Bel et Benoît Magimel (allez savoir pourquoi) interprète le couple Barbie et Ken tandis que Grand Corps Malade double la voix du clown triste Rictus (seul gros bémol de cette adaptation, mais quelle erreur !).

Toy Story 3 se range sans faille dans les meilleurs films de l’année au côté de Valhalla Rising (dans un genre différent, lire la critique). Cet été, un seul objectif : aller dans les salles obscures découvrir ce dernier opus qui ravira vos souvenirs et vous plongera à nouveau dans l’enfance. Judicieux et sacrément réussit.

Un jour / Une scène: « Le Terminal » de Steven Spielberg – 2003

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Poster le : 14-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Pas grand chose à dire sur ce film qui m’avait ennuyé et qui était long et en fin de compte pour ne pas raconter grand chose : trop de bons sentiments, je ne suis pas rentré dans le film malgré le sujet plutôt intéressant et tiré d’une histoire vraie.

Ce qui est impressionnant en revanche est de voir le travail qui a été fait pour recréer un tel plateau de tournage. Il a fallu en effet trouver un hangar vide afin de construire ce Terminal fictif et employer je ne sais combien de personnes pour arriver à un tel résultat, on peut dire, impressionnant. Cela a dû être passionnant de travailler sur un tel projet.

Je ne m’attarderai pas trop sur ce film aujourd’hui, mais je vous propose tout de même cette scène bateau et sans grand intérêt, au moment où Tom Hanks invite Catherine Zeta-Jones à diner sur la terrasse du terminal. On remarquera quelques travellings rapides et un plan fixe de l’ensemble de la table. 

Bonne projo !

Un jour / Une scène: « Attrape-moi si tu peux » de Steven Spielberg – 2002

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Poster le : 13-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Le jeu du chat et de la souris vu par Spielberg ! Et bien, c’était un très bon divertissement. Rien d’extraordinaire non plus mais le scénario était assez prenant pour que l’on passe un bon moment et qu’on prenne part aux arnaques de ce jeune garçon, parti de rien pour devenir l’un des plus grands escrocs.

Ce qui fait le charme de ce film réside sûrement sur ce personnage pour lequel on est finalement attaché et pour qui tous ses actes ne représentent à ses yeux qu’un simple jeu, ou une façon d’aller à chaque fois encore plus loin dans ses démarches. Mais à y regarder de plus prêt, on verra qu’il s’agit encore d’une histoire d’enfant, comme Steven Spielberg aime tant à nous le montrer dans presque chacune de ses réalisations.

Il s’agit d’un film d’amour et sur l’acceptation de soi-même mais encore plus d’une histoire d’un jeune garçon ne réussissant finalement pas à pouvoir vivre comme tout le monde au sein de la société. Une mère collante et lui procurant trop d’amour, un père absent plutôt looser et ne pouvant exprimer ses vrais sentiments, une absence de vrai ami proche… toutes ces raisons sont en fin de compte les explications à son comportement.

Film hommage à ceux des années 50/60, la musique du film joue un rôle crucial dans ce long-métrage et fait aussi partie de son succès. Pour cela, j’ai décidé pour une fois de vous montrer deux vidéos différentes. 

Dans la première, le fameux générique de début résumant la chasse entre Tom Hanks et Leonardo di Caprio. Essayez de bien écouter cette musique de générique et d’y déceler les quelques références.

Je vous invite ensuite à regarder ce court reportage sur justement cette bande-son avec des interviews des deux maîtres : messieurs John Williams et Steven Spielberg.

Bonnes projos ! 

Générique de « Catch me if you can »

 

Interview de John Williams et Steven Spielberg

Un jour / Une scène: « Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg – 1998

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Poster le : 07-01-2009 | Par : Edouard | dans : Articles récents, Un jour / Une scène

Je vais aujourd’hui vous parler d’un grand film de Steven Spielberg qui est Il faut sauver le soldat Ryan, long-métrage qui a aujourd’hui déjà 10 ans et qui n’a pas pris une ride.

Et quoi de mieux pour en parler que la fameuse scène d’ouverture qui est le débarquement des troupes américaines à Obama Beach!

Analysons ensemble cette scène d’une grand technique et sans faute.

Tout d’abord, nous sommes au début du film : nous ne connaissons ni les personnages, ni l’histoire, ni rien du tout sauf ceci : nous sommes le 6 juin 1944 à Obama Beach, la mer est agitée et des obstacles sont installés sur la plage afin d’empêcher les troupes américaines d’atterrir directement sur la plage : plan en contre-plongée sur l’un de ces obstacles suivis des autres en arrière-plan : le calme avant la tempête…

Et la tempête nous arrive tout de suite après ce plan avec la présence des troupes qui s’apprêtent à débarquer. Le temps est gris, l’image aussi. Une main qui tremble, le stress qui monte, la caméra qui s’élève et qui redescend : on découvre le personnage principal joué par Tom Hanks. Puis la caméra recule et l’on pourra reconnaître certains soldats que nous retrouverons tout au long du film par la suite tel notre ami Tom Sizemore qui, je crois, a plutôt mal fini dans sa carrière d’acteur… Enfin bon, des soldats vomissent d’autres font leurs prières et là… tout commence.

Dès que les portes du bateau s’ouvrent, nous arrivons dans l’ouragan : coups de mitraillette de partout, ceux en avant sont bien sûr les premiers touchés et là… On voit pour la première fois l’ennemi. Enfin ce qui s’appelle l’ennemi puisqu’on ne voit que quelques mains ainsi que leurs armes de destruction.

Ce plan fait d’ailleurs penser au film de Kubrick, Full Metal Jacket qui avait magnifiquement bien filmé ce sniper qui tire de je ne sais où à la fin du film et qui s’avérera en fait être une fillette armée. Le plan est le même :  on ne sait pas qui est cet ennemi physiquement, juste des formes obscures et le focal reste centré sur ce qui se passe sur la plage.

Seule solution pour ceux qui restent, se jeter à l’eau. Une caméra subjective est alors mise en place, passant à la fois de la mer à l’extérieur, ce qui accentue encore plus le stress de cette bataille. Des morts, il y en a et de toutes sortes, qu’ils soient touchés par une balle ou encore noyés dans l’eau à cause d’un attirail trop lourd. On se rapproche alors des obstacles afin de se protéger et malheur à ceux qui se situent à côté…

Le plus impressionnant en dehors des images provient aussi des sons. Ecoutez le son de ces balles qui plongent à la fois dans l’eau, qui touchent les soldats au niveau de leur poitrine ou de leur casque et enfin qui touchent les obstacles métalliques : rien à faire, il y en a de partout et impossible de les éviter. La caméra, elle, essaye de suivre tant bien que mal ces individus dans ce capharnaüm, comme si elle était réellement présente sur cette plage et assistait en direct à ce carnage.

Puis tout d’un coup, on retrouve l’acteur principal, Tom Hanks, totalement déboussolé par ce qui se passe. Abasourdi par le bruit des balles, nous rentrons dans le subjectif et son observation : un soldat apeuré, à bout de souffle, un homme qui cherche son bras : l’horreur de la guerre est bien présente et l’on ne peut rien faire.

On assiste à cette violence comme si nous étions des voyeurismes sans aucun moyen d’arrêter cette chose horrible. Et Tom Hanks nous le fait dire sans mot en nous regardant tout simplement avant qu’un soldat le prévienne du danger imminent. Ce qui lui permettra, ainsi que nous, de revenir, non pas à la réalité mais à l’action.

On suivra des scènes assez dures à regarder pour son horreur et l’arrivée des soldats au creux de la dune où sont réfugiés les Allemands.

Bref, voici une première vision de cette scène de guerre anthologique qui marque encore les esprits. Il suffit maintenant de revoir le film pour s’immerger totalement et mieux l’analyser.