Sorti en 2009, Coraline avait prouvé que la 3D rendait surtout service aux films d’animation. L’arrivée un an plus tard de Toy Story 3 sur le même support prouve la réussite de cette nouvelle technologie et confirme que les studios Pixar produisent les meilleurs films actuels. La troisième aventure du cowboy Woody et du spationaute Buzz l’éclair est à nouveau un pur joyau et renoue à nouveau avec notre enfance.
Pour tous ceux qui ont découvert comme nous Toy Story il y a maintenant 15 ans (déjà !), une nouvelle étape vient d’être franchie ; nous sommes définitivement rentrés dans l’âge adulte. A l’image d’Andy que l’on a vu grandir, il faut se faire à l’idée que toutes les bonnes choses ont une fin. Les trois gourous de l’univers Pixar, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich, se sont associés pour pondre une histoire encore une fois attachante, drôle et sensible dans laquelle apparaissent de nouveaux jouets, de nouveaux personnages et la nouvelle génération Z, digne successeur. Pour les habitués, tous les éléments sont réunis pour nous replonger dans le monde féérique des jouets d’Andy. La scène d’ouverture, l’une des plus réussites de la trilogie, est là pour le prouver : Monsieur Patate est toujours ce bandit infaillible accompagné de sa femme démoniaque et de son maître-cochon Bayonne tandis que les aliens verts sont toujours au rendez-vous avec leur fameux « grapiiiin ».
De l’utilité de la 3D et du numérique
La 3D est une réussite et confirme qu’elle s’applique mieux aux films d’animations qu’aux films dits « humains». La qualité visuelle est indéniable et se ressent, outre dans la première scène, dans la scène finale qui se déroule dans une décharge semblable aux affres de l’enfer. Les plus émotifs seront bienheureux d’apprendre que malgré les lunettes 3D, il sera tout de même possible de verser quelques larmes sans que la qualité visuelle n’en soit perturbée. Tout cela grâce au compositeur Randy Newman, décidément attitré aux films Pixar, et qui sait comme nul autre rendre musicalement cette univers innocent et espiègle. Rajoutez une projection en numérique (forcément) et vous serez comblés. On en profite pour conseiller la compilation Disney – Pixar: Greatest en écoute sur Deezer en suivant ce lien.
VO ou VF ?
Faut-il aller voir Toy Story 3 en VO ou en VF ? Grand partisan irrévocable de la version originale, on conseillera exceptionnellement d’aller le voir… en version française. Si comme nous vous avez baigné dans la culture Pixar et avez découvert le premier opus doublé en français, alors vous nous comprendrez facilement. Outres les voix attachantes et habituelles de Jean-Philippe Puymartin, doubleur officiel de Tom Hanks et de Richard Darbois (qui a déjà doublé nombre d’acteurs américaines tels Harrison Ford, Richard Gere, Danny Glover ou encore Bill Murray), on sera surtout sous le charme continuel du trio Jacques Balutin (Zig-Zag), Henri Guybet (Rex) et Patrick Préjean (Bayonne). Nouveaux à l’appel, les acteurs Frédéric Bel et Benoît Magimel (allez savoir pourquoi) interprète le couple Barbie et Ken tandis que Grand Corps Malade double la voix du clown triste Rictus (seul gros bémol de cette adaptation, mais quelle erreur !).
Toy Story 3 se range sans faille dans les meilleurs films de l’année au côté de Valhalla Rising (dans un genre différent, lire la critique). Cet été, un seul objectif : aller dans les salles obscures découvrir ce dernier opus qui ravira vos souvenirs et vous plongera à nouveau dans l’enfance. Judicieux et sacrément réussit.




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